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Triathlon de Belfort

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Le rendez vous club 2017 était à Belfort

Triathlon L de Troyes

La section Triathlon de l’US Ivry a été présente en nombre au triathlon L de Troyes !

Les résultats :

Rg Nom Temps Natation Clt T1 Vélo Clt Vit T2 Cap Clt
47 ACHARD JEROME 04:31:49 M 00:40:39 41 00:00:47 02:23:28 106 34,2 00:01:03 01:25:53 48
53 MAUPOIX JEROME 04:32:44 M 00:48:32 181 00:01:13 02:18:27 56 35,5 00:00:55 01:23:40 34
83 MARTINEZ MATHIEU 04:40:54 M 00:48:55 201 00:01:53 02:21:37 84 34,7 00:01:24 01:27:07 61
84 FROMAGET VINCENT 04:41:12 M 00:45:16 86 00:01:49 02:22:52 98 34,4 00:01:10 01:30:07 80
114 CAYROU BENJAMIN 04:50:39 M 00:48:39 187 00:01:07 02:23:08 103 34,3 00:02:23 01:35:23 126
135 GARNIER GUILLAUME 04:57:08 M 00:45:39 100 00:03:38 02:26:19 137 33,6 00:01:31 01:40:02 175
151 LE GUEN ROMAIN 05:00:23 M 00:48:57 203 00:01:45 02:33:48 213 32 00:01:10 01:34:45 117
212 ARNAUD THOMASSE 05:12:39 M 00:45:37 97 00:02:21 02:34:34 218 31,8 00:01:36 01:48:32 265
213 MUNIER JEAN-MICHEL 05:12:39 M 00:49:52 229 00:01:10 02:29:11 165 32,9 00:01:42 01:50:46 286
276 VILMAIN ERIC 05:25:43 M 01:03:43 453 00:02:32 02:36:51 252 31,4 00:01:47 01:40:53 183
284 DUCHATELLE STEPHANE 05:27:23 M 00:51:21 263 00:02:24 02:30:50 181 32,6 00:01:14 02:01:35 386
307 MAUFFREY PHILIPPE 05:32:14 M 00:50:51 248 00:02:09 02:31:59 192 32,3 00:02:19 02:04:57 399
336 CERVINI VINCENT 05:37:55 M 00:41:51 57 00:00:59 02:37:16 256 31,3 00:01:24 02:16:28 437
346 CHANGEON MARGOT 05:41:04 F 00:57:26 386 00:02:41 02:41:45 304 30,4 00:02:06 01:57:07 352
349 MAUFFREY MADELINE 05:41:35 F 00:54:17 322 00:02:14 02:50:40 389 28,8 00:01:04 01:53:22 313
359 GUILLOT FRANCOIS 05:43:38 M 00:57:30 387 00:02:01 02:47:32 360 29,4 00:01:10 01:55:26 337
358 COUGARD JEROME 05:43:38 M 00:48:55 200 00:02:08 02:54:58 406 28,1 00:02:08 01:55:30 339
367 LEBEUGLE ANNE 05:47:31 F 00:57:22 385 00:01:25 02:45:44 343 29,7 00:01:36 02:01:25 384
421 LE COIDIC FREDERIC 06:06:39 M 00:55:48 362 00:03:08 02:57:07 418 27,8 00:01:09 02:09:30 419
453 GRIMAULT ANTHONY 06:25:38 M 01:10:33 475 00:02:42 03:02:12 443 26,9 00:02:16 02:07:57 411
456 GEOFFRIN JEROME 06:27:16 M 00:54:44 340 00:01:33 03:05:55 454 26,4 00:02:13 02:22:54 457
457 MOISAN DANIEL 06:27:55 M 00:59:34 418 00:04:06 02:59:30 430 27,4 00:04:50 02:19:57 447
465 MAUFFREY GWEN 06:35:47 M 00:56:14 371 00:02:30 02:43:42 327 30,1 00:02:37 02:50:45 479
470 LU JACQUES 06:38:53 M 01:14:16 477 00:04:03 03:03:34 447 26,7 00:02:38 02:14:24 430
DSQ BUCHARD JOHANN M 00:45:51 00:01:25 02:39:02 30,9 00:01:11
DNF HENRY MATTHIEU M 00:46:48 00:02:13 02:41:22 30,5 00:02:55
DNF KERMANAC’H LAURENT M 00:50:43 00:01:52 02:39:16 30,9 00:01:29

Triathlon de Vendome

La section Triathlon de l’US Ivry a été présente en nombre au triathlon de Vendome !


Avec pour la première fois dans l’histoire du club une victoire de l’un de nos membres ! Bravo Alice Meignié


Merci à infosport-loiret pour les photos http://www.infosport-loiret.fr/

Sortie vélo

Un montage du Coach de la sortie du 28/09/2014 :

Gerardmer XL 2014

Voici quelques images et les CR des triathlètes du club ayant participé au triathlon XL de Gérardmer 2014 :

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Le compte-rendu de Ricky :

J’ouvre le bal et j’y vais de mon petit CR,
Je vais faire court et si je devais résumer je dirais que je me suis régalé :grin :

Arrivée le jeudi soir avec Chris on a pu profiter du vendredi pour se reposer et apprécier le soleil.
Vendredi soir pasta party sympa, l’occasion de retrouver la majorité des copains du club et d’écouter Tybo m’expliquer pourquoi il est "impossible" qu’il gagne le lendemain...

Samedi matin, soleil, mer d’huile, ça donne nettement plus envie d’y aller qu’à L’Alpe d’huez !
C’est parti pour la natation, gérée comme ci comme ça mais inutile de s’appesantir dessus il faut essayer de reprendre au plus vite le temps perdu.
Transition plutôt rapide et je pars à fond dès le début du vélo.
En fait j’ai une stratégie imparable pour reprendre un maximum d’ivryen et finir sous les 6h : Partir à fond puis accélérer :twisted :
Et ça marche plutôt pas mal je double beaucoup dans les côtes, je fais les descentes à fond (je les connais bien et pour une fois que je peux les prendre avec route fermée à la circulation j’en profite).
Je double Anne et Madeline dans le tour 2, elles ont du bien rouler mais Madeline a clairement pris l’avantage et semble très bien.
Les 2 premiers tours passent bien (1h07’10 et 1h07’18) mais le troisième est plus dur, les connaisseurs l’avaient prédit...
Je limite néanmoins la casse en 1h11’56 mais je crains pour la suite.

T2 enchaînée fort vite. Cédric part juste avant moi, bizarre, on ne passe quand même pas sous la tente à chaque tour : ? :
Cette fois je pars plus prudemment et sur l’aller retour j’ai le plaisir de croiser JA suivit de Tybo (c’est bon pour mon quinté ça ;) ), je m’attends à me faire prendre un tour rapidement mais non (cool je dois être pas mal, d’autant que Cédric ne creuse pas un gros écart).
Tour 2 je suis bien, je me doute que ça ne durera pas alors j’en profite. Je recroise quasi au même endroit les 2 loustics mais dans l’ordre inverse, tel qu’attendu.
Sauf que cette fois Tubaas est dans la foulée de JA, qu’est-ce qu’il fait là lui : ? : : ? : : ? : Il ne peut pas avoir un tour de retard sinon il serait derrière moi...
Where is Mael : ? : encore plus devant peut-être : ? :
Je reprends un Benjamin qui n’était pas dans un bon jour et va devoir terminer au courage.
Je termine le tour 2 quand Tybo me dépasse et fonce vers la victoire dans une belle allure !
Bon Sylvain sudrie est déjà arrivé depuis un moment mais Tybo va lui gagner la non moins relevée et prestigieuse course dans la course de l’usi triathlon :clap :
Je ne connais pas le coup de mou habituel et je double un JMM dont j’étais certains qu’il avait un tour de retard, sauf que... non il a 3 bracelets : ? : Le bougre sur un parcours qui lui était peu favorable il aura vendu chèrement sa peau ^ :)^
Il en reste encore 2 à aller chercher, Guillaume qui ne s’est soit-disant pas entrainé et n’a jamais fait de tri... et le président (et lui je sais qu’il va falloir être fort pour le reprendre mais j’y crois) :-w
Mais je comprends en ne les croisant pas sur l’a/r que c’est mort :( reste à ne pas trop faiblir pour éviter le retour de JMM.
L’arrivée se profile, 3 minutes de trop mais je ne vois pas trop où j’aurais pu les gagner (à part cette fichue natation)...

Place au ravito, bière, flamenkuech etc... ça c’est top !
J’ai le temps d’en profiter avec les copains qui viennent d’arriver ou qui arrivent peu après.
J’apprends que Tubaas a fait le holdup de l’année ! Chapeau l’artiste :ymapplause :

Vient ensuite le temps d’aller féliciter Chris qui finit largement dans les délais (avec son incroyable entraînement d’une semaine c’était pas gagné d’avance) et le coach (là c’était plus attendu).
Félicitations aussi à Guillermo qui termine dans les délais avec des points de suture d’une semaine juste au dessus de la cheville ^ :)^

Soirée en famille avec mes (brillants et bruyants) supporters puis dimanche sous le soleil à encourager Margot et Valérian qui auront fait eux aussi une bien belle course.

Merci à tous les participants (une course avec autant de monde du club c’est quand même chouette) :ymparty :

Celui de FrédéricLC :

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Pour cette course, et pour une fois, ma copine m’avais fait l’honneur de venir me voir disputer une course.
Bon, en faite elle était plutôt venue dans l’idée de découvrir la région et sa gastronomie, que de suivre une course pendant des heures. D’ailleurs, avant même de partir, c’était plus la grimace quand elle c’est rendu compte que ça allait durer 6, 7h, voir plus.
C’est pas grave, je préfère garder à l’idée qu’elle est venu encourager son champion de l’USI(moi) en tant que fan n°1.
Le jour J, pas de grimace au levé, des bisous, le soleil, tout a été préparé la veille, Gwénael accepte d’être son guide pour la journée (merci à lui, ainsi que Margaux, Carole, Mery et Valerian d’avoir été sympa avec elle :) ), du coup pas de stress et c’est parti pour une longue journée qui s’annonce radieuse.

Je dépose les sacs au parc, tout l’USI est là, même Adrien, arrivé de dernière minute. Enfilage de la combi et direction la plage de départ située quelques centaines de mètre du parc à vélo.

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Je rejoins Frank, Anne et JMM pour déposer le sac swim et se placer au départ. 5 min avant le départ, je trempe le bout des pieds, trop froide et du coup pas d’échauffement. L’ambiance monte avec le speakeur qui entraine les spectateurs sur la passerelle au dessus de la plage, puis les concurrents.
Top départ, je vais direct dans l’eau sans ressentir le froid cette fois, par contre, le départ est un peu galère, je n’arrive pas à doubler, quand je trouve un petit espace, soit celui de devant dévie soit je suis gêner par l’arrière. Il faut un peu jouer des épaules, et à se jeux je ne suis pas très douer, je bois 2 fois la tasse, un coup de pied dans le pif, je commence à avoir du mal à bien prendre ma respiration et je sens que ça va être long. Finalement, un peu avant d’arriver à la première bouée, je trouve des espaces et remonte facilement plusieurs concurrents, tout va mieux et je prends mon rythme de croisière, sortie à l’australienne avec de bonne sensation et direction la seconde bouée avant la ligne finale. Je n’ai pas l’impression d’être bien placé, mais en sortant de l’eau je vois 34 min à ma montre, je suis surpris et content.
Natation : 34 min 12 – 458ème

A T1, tout va bien, je retrouve rapidement mon sac, pas d’affolement, et j’ai l’impression d’être rapide pour une fois
T1 : 4 min 13

C’est parti pour le vélo, j’ai en tête les conseils de Didier concernant la première monté du Poli, finalement pour le premier passage, ça passe plutôt bien, en n’ayant pas l’impression d’avoir forcé, Tubaas me rattrape en haut, au niveau du ravitaillement, je ne suis pas étonné de le voir me doubler si tôt dans la course, et du coup je le redouble dans la descente derrière, juste histoire de faire illusion mais ça ne tient pas longtemps. Quelques kilomètre plus loin, c’est guillaume qui me rattrape, avant d’entamer le col de feignes, pareille que pour Matthieu, ça me rebooste une peu, je le garde à distance pendant la monté. Toujours dans la monté, au niveau d’un lacet, j’aperçois JMM, au moins je suis sortie avant lui de l’eau, maintenant il faut tenir le plus longtemps possible devant lui en vélo.
Dans la descente suivante, c’est au tour de benjamin de me dépasser, et à nouveau, je relance pour rester à distance, je reprends un peu de terrain dans le passage avec un gros dénivelé, mais pas longtemps, et cette fois ci, je n’ai plus d’USI en visu devant moi pour finir la monté vers le col de Grosse Pierre.
Le retour sur Gérardmer est moins difficile, je peux donc récupérer. Dans la dernière bosse, j’entend des « allez ivry », je n’arrive pas à reconnaitre qui c’est mais il me semble que c’est la team d’Eric, Eric tu confirme ?
Voilà 1er bouclé en 1h08 et pas de JMM dans mes roues.
Au 2nd tour, je n’ai pas trop d’info pour les places, mais je sais que j’ai été rapide pour mon niveau et je ne veux pas que JMM me rattrape. 1ère côte, c’est bon, mais par contre c’est Laurent qui me rattrape dans la descente derrière, je reste avec lui un petit peu, repasse devant lui sur une relance en côte, il me dit de faire attention et de ne pas me risquer à faire trop de relances, c’est vrai que depuis le début je m’emballe un peu à chaque fois que l’USI me dépasse. Finalement, c’est au tour de JMM de me rattraper avant le 2nd passage dans le col de feignes, et là, je vois Laurent et JMM partir sans pouvoir espérer les garder en point de mire.
Les montées commencent à être plus dures, mais je suis encore bien.
Au passage sur la ligne, je vois bien les couleurs d’Ivry poser sur la barrière, je peux donc bien repérer nos supporters (enfin mes supporters à ce moment de la course), petit coucou au passage.
2nd tour en 1h10
3ème passage dans la montée du poli, cette fois, je ressens vraiment la baisse de régime, autant lors des 2 premiers passages j’avais l’impression de suivre ceux de devant (du moins les garder en visu) autant là tout le monde me dépose. Ce n’est pas grave, je prends du plaisir tout de même.
Col de Feignes, col de Grosse Pierre, je savoure les superbes paysages, donc je ne suis pas spécialement pressé d’en finir.
Après le col de Grosse Pierre, c’est bon, l’arrivée est proche, il reste une petite difficulté, grosse descente et la ligne d’arrivé.
3ème tour en 1h18, soit au total 3h36 sur le vélo et 716ème temps.

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A T2, pas de douleur particulière comme à Dijon, je vais donc pouvoir apprécier la CAP.
T2 : 4min30

Les premiers km, je me sens léger, je suis donc au alentour des 12km/h, quand je le remarque j’essai de ralentir un peu pour être à 11km/h. Je m’arrête à tous les ravitos, et je prends un peu de tous. Mais vers le 5 ou 6ème km, je commence à avoir mal au bide, obliger de ralentir, je commence à flipper à l’idée de devoir marcher tout le reste de la course. En ralentissant, le mal passe et termine le 1er tour en ayant bien freiné.
1er tour en 41min 44.
Je ne prends plus aucun ravito sur le second tour et j’ai bien réduit ma foulée, je continu de croiser l’USI sur la partie en aller-retour, cette fois c’est au tour de JM, Mael et Théo. Je cours toujours donc rien que ça c’est bon, je commence à faire mes petits calculs pour être sous les 6h30, je pense que ça doit pouvoir le faire même en réduisant un peu l’allure sur le dernier tour.
2ème tour en 42min 35.
Dans partie montante du dernier tour je coince, il y a plusieurs marcheur et je cède à la tentation, je refais mes calculs et ce n’est pas possible de marcher plus, j’aurais marché 200 ou 300 m tout de même mais les 6h30 restent encore jouable. Je vois 6km au sol, environ 8 min pour faire 1km c’est bon, et puis une crampe arrive derrière la cuisse et je reste bloquer sur place, je vois la ligne d’arriver juste de l’autre côté du lac et j’arrive plus à avancer, j’attends donc un peu que ça se calme, je marche, trottine, il me reste si peu à faire et je vois les 6h30 qui ne seront pas atteint.
Je sers les dents en montant la rampe et sur la dernière ligne droite d’arrivé, ça y est, c’est fini.
3ème tour en 48 min 58 et total CAP en 2h13 et 982ème temps.

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Le chrono final pour XL Gérardmer est 6h32 et 50s

Malgré, les petits pépins sur la CAP, je suis ravi de ce triathlon, super cadre, super organisation et super ambiance avec le club USI.

Encore bravo à tous pour vos chronos et un gros coup de chapeau également à Guillermo pour avoir fini malgré sa blessure au pied.
Merci à tous les supporters.

WE au top, merci de la part de Flo qui à vraiment appréciée l’ambiance au sein du club.
Vivement le prochain.
FredericLC

Celui de LK le préz :

LE CR LK va être bref,( pour une fois)...c’était :o) :ymparty :
La course s’est bien passée ( grand prince , je vais pas m’étendre sur l’épisode des crèpes flambées au rhum =)) =)) =)) , j’ai la victoire modeste, d’autant qu’au final, c’est un régional newbie qui sauve l’honneur d’une région qui ,a part 2 ou 3 skieurs de fonds, n’a dans le passé guère fournit beaucoup de champions sportifs au niveau national , contrairement à une autre, plus a l’ouest, mondialement connue pour, d’une part, la VO2max de ses habitant ( 80 en moyenne), et d’autre part le taux d’alcoolémie moyen, également remarquable). Bref...où j’ai mis mes Oakley ... ah, voilà B-)

Y’a plus qu’à remettre ça l’année prochaine, je sais pas encore où, mais on va bien trouver !

Celui de Mael :

Je ne comptais pas faire de triathlon en 2014 après la naissance de ma fille, mais quasiment tout le club étant inscrit à Gérardmer, je ne voulais pas manquer ce grand évènement.
J’arrive jeudi soir avec femme et enfant. Je suis ravi : le lieu est superbe ! En plus, de notre chambre d’hôtel, nous avons vue sur le lac et sur le parc à vélo. Royal ! (bon, sans les pleurs nocturnes, ce serait encore plus royal, mais on ne peut pas tout avoir)
Vendredi, c’est découverte de la ville, préparation des affaires, pasta party avec les copains/copines.

Natation
Exceptionnellement, je fais quelques mètres dans l’eau pour goûter la température. Elle est fraiche mais ça devrait aller.
Je retrouve quelques copains sur le bord de l’eau.
Frank, Tybo et moi sommes étonnés de ne voir aucune bousculade pour se mettre en première ligne (après coup, je comprends mieux, le trajet le plus direct partant de la gauche alors que nous étions au milieu).
Nous partons en première ligne ou presque.
Quelques bousculades, mais aucun coup. Aucun incident. Je suis bien.
Je sors en 29’38’’, soit le 132ème temps.

T1
Je vois vite fait Carole au 1er rang qui nous encourage (merci !! :) ).
Au moment où je prends mon sac, un gros con me bouscule, et comme à Lanzarote je me rends compte que c’est Tybo qui est sorti 1 seconde avant moi (Juste histoire de dire qu’il est plus fort que moi. Je suis sûr qu’il drafte derrière moi et qu’il sprinte au dernier moment pour me passer devant. Il m’a peut-être implanté une puce sous la peau pour me suivre avec sa Garmin. Faudrait que j’investigue).
Pour une fois, je fais une transition rapide (2’58’’ !! Plus rapide du club !) malgré un autre gros relou (ah non, c’est toujours Tybo) qui me parle et veut savoir ce que je prends comme haut. Pour être honnête, j’ai gagné un peu de temps en déposant casque et dossard sur le vélo et non dans le sac. En partant, je vois toujours Tybo sur le banc mais je suis tellement étonné que je me demande si je ne l’ai pas confondu avec quelqu’un d’autre (en fait, il a perdu du temps avec sa combinaison en 3 morceaux).

Vélo
Je décide de faire un 1er tour cool. Hors de question de m’exploser. Non seulement je sais que le 3ème tour va être difficile, mais en plus j’ai toujours eu comme principe d’y aller mollo sur le vélo pour cartonner en course à pied, et jusque-là ça a plutôt bien fonctionné.
Je me permets juste une belle montée en danseuse lors de la première côte.
Tybo me rattrape au 1er tiers du 1er tour. On papote. Dans la 2ème côte, il m’explique que je suis son favori, il accélère un peu, et 2mn plus tard je ne le vois plus. =((
Les paysages sont superbes.
Je suis surpris par mon niveau et/ou celui des autres. Non seulement je me fais doubler dans les descentes et sur le plat, mais là rien d’inhabituel, mais en plus je me fais doubler dans les côtes (à part la 1ère où je me fais plaisir en remontant un paquet de gars à chaque fois). Soit je ne suis pas dans un grand jour, soit les gars qui viennent à Gérardmer sont autrement meilleurs en côte que nos adversaires habituels.
Dernière côte du 1er tour, je me fais doubler par une enfant, ah non c’est Louison.
Fin du 1er tour, je me fais doubler par 500 missiles dans la grosse descente qui amène à Gérardmer. Autant dans le 1er tour, je freinais beaucoup car je ne connaissais pas cette descente, autant dans les autres tours, je ne freinais quasiment pas et pourtant je me faisais doubler par la terre entière. Y a un truc qui fait parachute chez moi. Peut-être mes oreilles décollées.
2ème tour à l’identique. Si ce n’est que dans la dernière côte je vois un gars le doubler en frimant. C’est JM aka JeSuisBienDerrièreMael. On papote. Il m’explique que Tubaas l’a repris et perdu plusieurs fois. Je comprends alors que ce n’est plus du tout la 1ère place du club qu’il faut que j’envisage, mais beaucoup plus loin… Petit coup au moral. Jérôme me met 1km dans la vue dans la grande descente finale. Re-coup au moral.
3ème tour. Je double un max de gars dans la 1ère côte. Ambiance de feu digne du tour de France. Et pourtant, un gars réussit à revenir sur moi, c’est Tubaas aka LeDingoDeglinguo. Je le double de suite dans la descente (c’est le seul gars de la course que j’aurai doublé dans une descente). Puis il me rattrape, me dit qu’il manque de sucre et qu’il va devoir s’arrêter au ravito, et puis je le vois s’envoler. A la moitié de la 3ème boucle, je suis surpris de voir copain JM qui me fait coucou au loin, je le rattrape, il a eu un coup de mou. On finit la partie vélo ensemble jusqu’à la côte où il me met encore une mine.
3h’21’42’’ – 373ème temps.
10mn de perdues sur JA et Tybo, 9mn sur Tubaas et 5mn sur JM. Aïe ! Aïe ! Aïe !
J’ai été bien régulier (1h06-1h07-1h08) mais, en ne voulant pas me mettre dans le rouge, j’ai perdu pas mal de temps (sachant, de toute façon, que je n’ai pas le niveau vélo des 4 personnages précités).

T2
Encore une très bonne transition. Il n’y a que Tybo et Eric (44 secondes ?!!!) qui aient été plus rapides au club. Je sors avant JM.

CaP
Là, c’est ma partie. La CaP, je kiffe !
Je me retrouve de suite derrière Pedersen (qui gagnera la course ainsi que celle du lendemain) qui entame son 2ème tour. Je me dis que je vais essayer de la suivre pendant 2 tours. C’est cool, j’ai l’impression que tout le monde m’acclame. En plus, elle a de jolies petites fesses. ;-) Au bout de 2km, en vrai gentleman, je lui rends sa liberté. Elle est vraiment rapide et je risque de me cramer. Surtout qu’Eric avait raison, ce n’est pas tout plat.
Tybo et JA, a priori c’est mort, par contre Tubaas devrait être du tout cuit. Il est où ce vilain ?! Je le vois au bout de 4km, il a environ 200m d’avance. Il court vite, le bougre. Pas grave, je vais le rattraper vite fait. 2km plus loin, je ne l’ai toujours pas rattrapé. Il est où ?!! Pas possible qu’il soit encore devant ?! Il a dû s’arrêter et je l’ai loupé !! Au 11ème km, je le vois de nouveau. Il a même augmenté son avance !!! C’est quoi ce truc ?!!! Pas possible, il va finir par craquer. Je veux augmenter ma vitesse, mais je sens que je cale. Habituellement, j’arrive à accélérer sur les derniers km et à reprendre plein de monde, mais pas aujourd’hui, je ne décélère pas mais je ne peux pas aller plus vite. Au 16ème km, je vois Tybo suivi de près de Tubaas qui a maintenant 600m ou 700m d’avance sur moi (ùù$^ù*^^ùù§* ?!!) puis de JA (qui, fidèle à lui-même, me jette à peine un regard quand je lui parle). Je comprends que c’est définitivement mort pour le podium. Tybo est Tybo, Tubaas est dopé, et je reprends du temps sur JA mais il ne reste plus assez de km.
Je serre les dents, l’arrivée est là, ouf c’est fini !!
1h36 – 92ème temps. Pas excellent (j’espérais plutôt 1h28/1h30), mais pas mauvais non plus. J’ai repris 10min sur JA et 4min sur Tybo, mais surtout j’ai perdu 4min sur ce martien de Tubaas !!

Conclusion
5h33 – 161ème temps.
Déçu. J’espérais mieux. Pas beaucoup mieux, mais 8min de moins. De quoi être dans le top10% et surtout être devant les copains.
Surtout que je pense que c’était ma dernière course au top. L’arrivée de la petite et mon « évolution professionnelle » ne me permettront sans doute pas de m’entrainer autant en 2015.
Je ne sais pas si :
1/ C’était un mauvais jour
2/ Je n’ai pas assez forcé à vélo en comptant à tort sur ma CàP
3/ Je n’ai pas réussi une bonne CàP parce qu’en fait le vélo m’avait bien entamé, même si je ne m’en suis pas rendu compte
4/ C’est dû à un manque d’entrainement en CàP ces 2 derniers mois.
5/ C’est dû à un manque d’entrainement de qualité en CàP (VMA ou seuils, alors que je ne fais que des joggings, et toujours à 14km/h) ces 9 derniers mois.
6/ Je suis has-been et le monde a progressé alors que j’ai stagné.
7/ J’ai fait 4 tours de lac.
8/ C’est un coup des russes ou du complot mondial judéo-maçonnique.
En tout cas :
Bien joué Tybo. Malgré tes innombrables challenges cette année, tu as réussi à nous mettre une pilule.
Bravo Tubaas. Ton clone a presque réussi à nous faire croire que c’était toi qui courais.
Bien vu, JA. Avec ton adjoint Valerian, vous aviez estimé qu’il te fallait 10mn après le vélo pour être à l’abri de mon retour. Il y avait 12mn finalement. Je suis arrivé 2min après toi. Ça a marché, de peu, mais ça bien marché. Par contre, c’était la première et dernière fois.
Désolé, JM. Mais bon, tu dois être habitué maintenant.  (On se relance en CàP ? On essaye de se faire un marathon en Novembre ?)
Bravo à tous les autres. Le prez’ qui s’est retrouvé une jeunesse, Eric qui a repris 700 personnes entre la natation et l’arrivée, Frank qui a failli finir 1er de la natation s’il ne s’était pas déshabillé durant la sortie australienne, Anne qui a réussi brillamment son premier half, Madeline qui a battu Anne sur la partie vélo, Guillermo qui a terminé malgré un corps en morceaux, Fred qui a réussi à la fois à faire venir sa chérie et à finir ce half en pleine fois, et à tous les autres !
Merci beaucoup aux supporters ! :ymparty :
Pour finir : super beau paysage (le plus beau triathlon que j’ai fait, à égalité avec Lanzarote mais dans un style très différent), superbe organisation (rien à jalouser à l’organisation Ironman), et super ambiance avec les copains/copines. C’était top !!! Je reviendrai (et je noierai Tubaas, JA et Tybo) ! :D

Le CR de Théo

A peine arrivé sur le lieu de départ, je suis déjà ébahis par la beauté du paysage... :) petite pasta party lors de laquelle je récupère le vélo avec lequel je vais faire la course ! je stresse commençait à monter mais finalement je suis soulagé il est vraiment bien le vélo ! je vais pouvoir envoyer en vélo.

Le jour J de mon premier half, réveil en douceur tranquillement, on va mettre les vélos dans le parc énorme. Je commence à me demander ce que je fais là... mais bon entraîné par la foule je me retrouve tout seul de l’us ivry mais je me pose pas trop de question jusqu’à arriver au niveau de la berge de départ de la natation. Là un gros coup de stress : vais-je réussir à nager ?
pour essayer de me rassurer, je me lance 20 min avant le départ pour prendre la température et cela se passe plutot bien mais dès que je met de la puissance, ça va moins bien. Je règle ma montre et j’essaie de lancer un chrono mais le mode multisport ne semble pas vouloir fonctionner (il se met en auto pause au bout d’une seconde, pk ???). Du coup je fais faire sans chrono aux sensations... :- ?
natation : Les speakers font monter l’ambiance et la pression et je sors de l’eau pas vraiment rassuré :( et c’est le départ, je ne suis pas bousculé du tout et cela semble bien se passer... sur 100m avant que mon corps ne m’oblige à me mettre en hyperventilation ! du coup impossible de nager correctement :roll : même le dos ne semble pas passer (il me fait tourner la tête) du coup je passe en brasse et j’alterne lorsque je me sens bien et qu’il y a de la place devant. j’ai l’impression d’être vraiment dans les choux et je m’arrete à plusieurs reprises pour ne pas me noyer :(

T1 : à la sortie de l’eau je ne suis vraiment pas content de moi mais bon je m’y attendais plus ou moins j’essaie de me concentrer sur le principe des sacs qui est nouveau pour moi. Je prend mon sac et un mec me bouscule (non non ce n’est pas Tybo qui est resté là pour me bousculer comme Mael) je m’assied sur le banc pour retirer ma combi ce qui est une mauvaise idée car je n’y arrive pas du coup transition normale.

vélo : je me lance tranquillement à vélo, un gars tombe juste devant moi en n’arrivant pas à mettre ses pédales automatiques mais je l’esquive, et arrivé au 1er rond point un gars me double et je me rend compte qu’il y a un dossard relais... mais il a un dossard !!! et je n’en ais pas moi :oops : :oops : :oops : bon ben je fais le tour du rond point pour retourner le chercher. Du coup je croise tout un tas de monde qui va dans l’autre sens. Je dépose mon vélo et retourne au niveau des tentes avecc les sacs de transitions et je cherche dans l’énorme tas ou est mon sac : "le 620 !!!! il est ou le 620 ????" un gars de l’orga viens m’aider mais je fini par le trouver, je sors ma combi et je prend ma ceinture et c’est reparti !
Cette fois est la bonne, je commence à monter et étant un peu bcp énervé par ma faute de débutant (après tout j’en suis encore un au niveau half...) du coup je remonte du monde. Je double plein de monde à vélo (dont Madeline qui me lance un "Allez Hervé..." de quoi me rendre encore un peu plus nerveux)et je m’emballe : 2ème erreur de débutant. car sans chrono je ne me rend pas bien compte de ma vitesse. Au second tour je double un peu moins de monde mais je me dit que c’est peu etre que j’ai rattrapé les gens de mon niveau en vélo donc que c’est normal @-) et le troisième je m’effondre alors que Madeline me reprend (super vélo !!! comment fais-tu pour avoir toujours le sourire comme ça ???) et je me rend compte que j’ai trop mal gérer mon vélo. Au final j’ai le même temps vélo avec ma bourde au 1er et 2ème tour et je fait + 15’ au dernier.
T2 : la T2 se passe bien je fais bien gaffe à ne rien oublier cette fois. Pas assez de soleil pour mettre la casquette donc je prend juste mes lunettes.
CAP : je pars doucement car mes genoux me font souffrir et malgré cela je double du monde. Je me dit que je suis bien tout de même et je prend le rythme d’un gars. On est autour des 4’40 au km, ça me parait super comme rythme, je fais le 1er tour avec lui puis il craque un peu. du coup je m’en vais seul tout en continuant de doubler plein de monde ! C’est bon pour le moral ça ! ça fait oublier la douleur :grin : au bout d’un moment je m’arrete pour pisser car l’envie se faisait trop pressante et il me restait environ une petite heure de course. Et ce serra ma 3ème bourde : en repartant je choppe un énorme point de coté et je me met à marcher. je fais 3km comme ça puis je me relance dans la descente retour vers le public et là, porté par la foule et les supporteurs d’Ivry venu en masse (j’ai cru qu’on était à domicile :P un gros merci à eux, ça fait toujours chaud au coeur de recevoir des encouragements comme ça !!!) le point de coté me laisse un moment de répit dont je profite pour relancer et finir au mieux que je peux ce triathlon énorme, gigantesque, magique, dans un cadre splendide... l’émotion est grande à l’arrivée !!! :) je l’ai fait !!! :ymhug : je l’ai fini. C’est si bon !!! ya pas de mots pour décrire ces moments là :x je fini donc 21ème S1 en 6h24 et 704ème au général, presque dans la première partie... dommage :x

du coup franchement, c’est un des plus beaux week-end de course que j’ai jamais fait. Malheureusement comme je l’ai dit c’est mon dernier car j’ai déménager dans le 19ème arrondissement et je ne veux pas prendre la place de quelqu’un qui pourra lui venir s’entraîner à la piscine et au stade : ?

donc voilà je viendrais samedi à la crémaillère pour vous dire au revoir et merci pour la superbe saison que j’ai passé avec vous. et quelle saison, avec un sprint, un CD, un duathlon et L et un marathon ! pour une première année loin de mon ile c’est pas mal :grin :
j’ai appris pas mal de chose à vos coté et je viendrais vous encourager et prendre des photos pour les courses en région parisiennes ;) :x histoire de prendre la place de celui qui me remplacera. Je nomme Gwenaël :D

maintenant faut que j’apprenne à nager en eau froide et je veux essayer de progresser en course à pied pour passer le cap des 3h au marathon

Celui de JMM

J-1 : On arrive juste à temps (et très juste niveau essence…) avec Francky pour récupérer les dossards et pour la Pasta party.. y a du beau monde et l’ambiance est top même s’il manque quelques USIens. Retour aux chambres pour préparer le matos et dodo (enfin essayer pour ma part).
Jour J : on pose les sacs et le bike puis direction le lac, je rentre 5min avant le départ histoire de faire quelques échauffements, puis ça va partir, je me place en 3e ligne pour éviter les coups des plus rapides.

Nat : départ donné, ça tape direct et en continue, comme d’hab mais je m’y habitue vraiment pas, heureusement que la 1ere bouée est assez loin (d’ailleurs je ne la vois même pas dans l’eau, je suis les troupes). Vient la sortie à l’Australienne où j’aperçois un gars du club retirer le haut de sa combi (sur le moment j’ai pas reconnu Francky.. mais mdr il est trop fort ce type !). Puis reste encore 400/500m, sans baston c’est mieux ! Temps final 34min51s – 524e temps – je suis content surtout au vu de ce que j’ai nagé cette année (=bcp moins que les 2 premières années).

T1 : Je chope mon sac et rejoins la tente où je vois Fred (aka « celui qu’on me présentait comme mon rival », en le voyant je me dis qu’il vient enfin de faire une nat à son niveau – d’habitude je sors avant lui alors qu’en piscine il me mine), je me pose sur le banc pour enlever la combi et au moment de la remettre dans le sac je n’arrive pas à défaire le nœud que j’avais fait avant la course pour mieux voir mon numéro de sac, pff quel con, je perds facile une bonne 1min pour ranger bout par bout ma combi dans le petit espace ouvert du sac (ça je m’en rappellerais). Temps 4min07 – déçu je voulais et j’aurai pu faire bcp plus rapide.

Vélo : je pars tranquillement et je suis impressionné par le monde qu’il y a, triathlètes et supporters, ça me change de la reco faite 2semaines avant dans le brouillard et la pluie avec mister Hervé (@hervé et sa famille : encore merci pour l’accueil dans l’Est, c’était un we extra ! et aussi pour les encouragements sur la course). Du coup, là avec le soleil et le public, le parcours se passe bien, j’essaye de ne pas trop m’épuiser dans les côtes et je récupère dans les descentes, surtout que la route est fermée à la circulation, c’est donc sans un coup de pédale que j’atteins les 70kmh (max à 75kmh). Je suis plutôt régulier tour1 : 1h08 et tour2 : 1h07’30s et tour3 : 1h13 (+5min sur le dernier tour avant le semi, ça me va bien). Niveau position USI : j’ai vu Tubaas et Benjamin me doubler très rapidement (normal vu leur niveau vélo), sinon je suis surpris que LK ne me rejoigne pas plutôt dans la course (c’est au 2e tour j’crois ? est-ce que notre niveau vélo se resserre ? à confirmer ultérieurement) alors que je revenais sur Fred, on roulera un moment ensemble, puis chacun sa vitesse. J’ai été encore plus surpris de reprendre Cédric dans la 1ère cote du dernier tour, je l’encourage (en me disant que c’est pas un bon jour, en fait il a bien limité la casse en vélo pour courir vite). Et la palme de la surprise revient à Guillaume aka Caliméro qui me dit « être dans le rouge », « qu’il ne pourra plus courir car il s’est coupé le dessous du pied sur la sortie à l’Australienne » mais finira par me déposer dans les dernières cotes vélo puis au 2e tour cap (après l’avoir doublé en t2 ?). Bref passons, l’important est d’être honnête envers soi même. Temps vélo 3h28’30s- légèrement déçu

T2 : 3’19 ça va, j’avais l’impression de pas avoir trainé, enfin en dehors du temps perdu à recharger mes poches de gels coca (que je suis sûr d’apprécier).

Cap : j’avais décidé de partir à 160puls (comme sur la cap du cd de Troyes deux semaines avant où j’avais fait 42min sur les 10km) mais là le vélo m’a bien rincé, surtout le dernier tour. Donc je pars à 150puls et l’allure est plutôt bonne, en dehors des 2 cotes qui font bien mal, je suis autour de 5min au kilo, je double un peu mais bcp vont plus vite que moi (bcp étaient déjà dans leur 2e tour qd j’étais dans mon 1er). Et dans le coin en Aller-Retour, je vois que je suis à 3min30 de LK, j’ose pas trop y croire mais il devient ma cible, j’essaye de pas trop m’arrêter au ravito et de courir détendu. Tour 1 : 38’25. Sur le 2e tour je vois mon Caliméro préféré qui file (et apprendra après course qu’il a aussi doublé LK), suivi par Cédric qui semble aller bcp mieux ! Puis sur l’AR je vois que je suis descendu à 2min30 de LK, donc je lui ai repris qu’1min sur le 2e tour, c’est pas assez pour le doubler au 3e sauf défaillance (mais connaissant bien la bete, je sais qu’il y a peu de chance qu’il soit dans le dur). Par contre, grosse surprise c’est sur Benjamin, dans le rouge, que je reviens puis sur Florent dont j’ignorais sa présence (en tout cas bravo, beau premier half, et avec le sourire en plus !) .Tour2 : 37’54. Sur le 3e tour je passe en mode survie, d’autant que je commence à avoir bien chaud et que les arrêts ravito sont systématiques et de plus en plus longs... Un peu plus loin dans le tour, j’entends « Allez JM » venant de la famille d’Eric, suivis 5 secondes après d’un « Allez Eric », je me retourne et je vois notre grand Eric en mode grosse cap (comme d’hab), là j’essaye même pas de le suivre(il finira avec 3min d’avance).. puis je rencontre FDN qui m’attendait pour faire son premier et dernier tour avec moi, ce qui m’a fait hyper plaisir car mon moral n’était pas au mieux, merci à toi Francky. T3 39’09 (+1min). Temps cap : 1h55’29 (j’espérais au moins 5min de mieux).

Temps final : 6h06’22s - 497etemps. Content d’être dans le premier tiers de cette course bien relevé et plus pour coureurs affutés. Et classé 10e/24 USIens = dans la première moitié, très content. (Tubaas faut encore travailler tes pronos).

Bravo à tout le monde, triathlètes, supporters, photographes, bébé,…, c’était une course au top !

Voir les photos

Et les résultats :

Bordeaux - Paris 2014

Le compte rendu de Bordeaux Paris 2014

par Laurent K 02 Juin 2014, 10:38

26septembre 2013, 12h40, Didier s’inscrit à BP.
26septembre 2013, 16h06, ben moi aussi….je vais pas le laisser scorer tout seul un mythe de cet acabit quand même !
Comme j’ai mis un peu plus haut, les truc d’abrutis, faut les faire quand ce se présente, après on réfléchit, on hésite, et c’est cuit.
Super Raf et Adrien vont rejoindre la troupe, ainsi que Jean Luc et Manu, les potes de Didier. L’asile de fous est complet, on peut y aller !
La préparation est plutôt light par rapport aux 5000km préconisés… quelques sorties de 120 km, plus le Tour des Flandres 250, un peu de HT, je me dit que ça suffira bien pour rouler a 27.
Reste l’épineux choix du vélo… normal ou CLM ? Le normal est testé au TdF, pour grimper et rester en peloton ça passe, mais la position n’est pas super confort, et tout seul dans le vent, c’est pas top. Allez hop, on va prendre le Look 576 CLM avec les Zipp… au moins ça sera original ( j’étais le seul hahahaha), et puis pour ma stratégie de course, c’est mieux, d’autant que j’ai trouvé un moyen de fixer la lumière sur le cintre ( avec du scotch…).

Vendredi, départ à l’aube de St Quentin en Traffic 9 places ( merci JL !) et arrivée à Bordeaux vers 13h. Préparatifs habituels ( pizza, dossard, malto, pâtes, bières et dodo).
Chambre commune avec Adrien, qui à l’air un peu en vrac ( je fais mon sac, je le défais, je le refais, je souffle un bon coup, bref Adrien n’a pas un poil de sec. Bon, moi c’est pareil, mais comme je suis le PreZ, et que je veux pas le stresser encore plus, je fais poker face). Il est stressé mais il s’endort au bout de 15 secondes, pour 9h non stop. Moi non…

Samedi 10h, les 400 participants +200 en relais s’élancent dans les rues de Bordeaux. Pas trop de stress dans le troupeau au départ, y’a , presque , que des vieux. Le niveau de testostérone est pas bien élevé, ça aide au calme. Ca part assez vite, évidemment, Raf est devant, Didier m’a doublé pour rejoindre la tête, mais pas question pour moi de dépasser les 140 pulses, donc je laisse partir les énervés. Au bout d’une heure, 35 km, les groupes commencent à se former. J’ai cru voir Raf qui changeait son pneu, mais en fait c’était pas lui. Pour le coup, je pense qu’il est derrière et qu’il va nous rattraper.
Evidemment, l’esprit cycliste prévaut… dès qu’il y a une bosse, une pancarte ou n’importe quoi, y’en a toujours un pour mettre une praline… savent pas rouler a 150W constants ces gens là. Comme une fois en haut, ils arrètent de pédaler pour récupérer, à chaque fois je les laisse partir et y’a plus qu’a se mettre sur les prolongateurs, 2 coups de pédales pour lancer le 576, et ça rentre tout seul sans effort dans les descentes. En aparté, le 576 une fois parti dans une descente va 5km/h plus vite que les autres… ça aide bien
1er arret au stand au km 75, 2 minutes pour remettre de l’eau et ça repart, avec 40 minutes d’avance sur l’horaire « 25h ». Ca continue comme ça jusqu’au 2eme arrêt, praline dans les bosses et descentes sur les freins pour certains, watts a peu près constants pour moi, km 156 en 5h a peine, 6 petites minutes de pause seulement. Je suis dans un bon groupe ( avec juste 2 ou 3 énervés, qui vont exploser après… c’est ça de faire des fractionnés tout le temps), mais km 164, les vitesses ne passent plus dans une cote, je me retrouve sur 53*11 et le dérailleur arrière marche plus… oupsss , pas bon du tout ! 11 minutes pendant lesquelles je crois que c’est cuit, puis je cherche la « panne », c’est le câble qui est parti , desserré, je le remet, ça marche pas, je le remet encore, tjs rien, puis je trouve comment le remettre, ça marche à peu près. Evidemment le réglage, c’est pas optimum, mais mieux que rien. Je récupère un groupe un peu plus calme, et on continue la route à 29/30 de moyenne. Pas trop le temps de contempler le paysage à cette vitesse, faut essayer de pas se casser la figure, manger , boire, pas s’énerver, papoter etc.. 3eme arrêt au stand, 235km, en 8 heures, ça fait 1h30 de moins que prévu, tout va bien. On se dit qu’a la prochaine étape, on aura fait la moitié…
Les motos suiveuses essayent de compacter les groupes, soit en poussant carrément les mecs tout seuls, soit en faisant un peu du derny a 45 km/h… histoire de pas en avoir partout.
81km de plus, avec Jean Luc pour m’accompagner , a 29km/h encore, il y a du vent de face depuis le début, 15/20km/h quand même, c’est dommage, dans l’autre sens on aurait filé beaucoup plus vite . On récupère Raf sur la route ( ??), qui nous explique qu’il a cassé son axe de roue arrière, perdu 30 minutes, et que depuis sa roue touche… pas bon ! Je prend quelques relais histoire de dire, mais en général je reste abrité, toujours 130 pulses environ, quelques pointes a 150, mais j’évite plus.
KM 315, 11h environ, on a fait la moitié, c’est l’étape ou on récupère les affaires pour la nuit ( changer les maillots etc etc).
Jean Luc est en stress, il a laissé son sac dans notre voiture suiveuse, mais elle est pas là… elle finira par arriver, mais JL ne repartira qu’un peu après moi. Quant a Raf , arrivé un peu après il est dégouté, son vélo est HS.
Le groupe, 30 ou 40, s’était donné RV pour un départ 30 minutes après. Finalement on repartira à une dizaine seulement, et 40 minutes de pause. Les affaires sérieuses vont commencer, la nuit va tomber dans une heure, et la prochaine étape c’est 95 km.
On traverse la Sologne dans la foret, ma lampe flanche 1h30 avant d’arriver, je suis éclairé juste par les autres gars, il fait froid en plus, mais bon… impression bizarre, les ombres des cyclistes dans les arbres, ça cause plus trop, mais on fait les 95 km a 29 encore sans forcer, donc ça va bien.
Arrivée a Romorantin, km 410, 15h de route, une pause de 20 minutes pour se réchauffer et mettre la batterie de rechange. On attend un peu les retardataires, en je vois arriver JL, puis Didier… que je pensais loin devant.
L’étape suivante sera la plus compliquée… envie de dormir un peu, les lumières rouges des vélos devant qui clignotent, les phares avant qui font des effets stéréoscopiques,le froid ( j’ai pas pris de gants ni de couvre chaussure, ni de jambières) bref, on sent qu’on est un peu claqué, et qu’il reste encore 200 bornes, la moyenne passe à un petit 26, mais mine de rien on avance, un peu dans le coma, le temps passe à la fois vite et lentement. 2H30 dans une espèce de brouillard intellectuel, la notion de temps est tout a fait hors norme. Un peu comme regarder deux épisodes à la suite de « l’inspecteur Derrick » en étant totalement captivé par l’intrigue. Etrange !
4h du matin, km 480, toujours dans les clous pour 24h, 30 minutes d’arrêt ( aucun souvenir de ce que j’ai fait pendant tout ce temps…trou noir complet ! ). Plus que 2 étapes, dont la suivante de 95km. On est une petite dizaine, je me suis bien requinqué pendant la pause, et je les motive pour chopper les 24h . Les jambes sont OK, pas de crampes, j’ai moins froid, et on est 4 a prendre les relais sur cette étape. Le jour se lève, ça motive aussi. La moyenne remonte un peu sur ce tronçon, 27.5 environ, je passe mon temps a calculer les moyennes a faire pour arriver a 24h, ça m’occupe la tronche !
Dernier pit stop, 16 minutes, quelques gars sont un peu cuits, mais ça sent l’écurie. Didier arrive quand je repars, il a l’air au top désormais. On repart a 4 ou 5, j’assure 50% des relais pour finir sous les 24h ( mm si ça a l’air un peu grillé, mais ça me maintient juste le cerveau en état de marche). La Beauce, c’est sympa, mais avec le vent et la fatigue, pffff, le moindre faux plat est un peu pénible. On est encore 4 à la première bosse de Chevreuse, 30 bornes avant la fin, on en perd un qui est cuit. Toujours 3 en bas des 17 tournants, mais là, panne d’essence pour moi, je suis a 12km/h a bloc, 7 minutes pour grimper les 1.5km ! Les 15 km qui restent, c’est juste pas bon… 24km/h sur du plat, 37 minutes a compter les mètres ! Les 2 autres m’ont mis 5 minutes sur 16 bornes, alors qu’ils étaient pas bien frais non plus. Les jambes vont bien, toujours pas de crampes ni rien, mais juste plus de jus.
Enfin, la ligne… Didier arrive 3 minutes après, frais comme un gardon.
Et les potes d’Ivry qui viennent nous faire un coucou, top ! Merci les amis !

Bon, premières impressions : je pensais pas qu’on pouvait passer 24h sur un vélo, en fait 22h a 28.5 km/h et 2h15 de pause, ben si on peut, et si ça parait inconcevable, c’est possible et on voit pas le temps passer ( un peu sur la fin quand même…). On a l’impression , à l’arrivée, d’être parti il y a une heure ou deux ( c’était pareil pour les gars qui m’accompagnaient). Les jambes tournent aussi bien a la fin qu’au début ( sauf qu’on est 5 km/h moins vite, mais ça tourne). Et pourtant si on me demandait de recommencer, ben je dirai toujours que c’est pas possible.
Bref, j’ai du mal a croire qu’on l’a fait en vrai ( et pourtant, on est tous arrivé, et si Raf avait pas pété son vélo, il serait arrivé aussi, donc 100% de réussite). Pour foirer, y’a qu’une seule recette, c’est de partir trop vite, ceux qui prennent un éclat vers 300km ont du trouver le temps long après. Mais en partant et en restant tranquille, même avec peu de préparation, ça passe tranquille. Evidemment, le moindre problème de dos ( en ce qui me concerne plutôt les épaules et le cou, un peu douloureux, mais pas de séquelles a J+1), de selle, de genou… ça doit transformer la ballade en calvaire. Mais tant qu’on peut manger, boire, et pédaler tranquille, ça avance bien.
J’ai vu personne s’endormir en route.
J’irai presque dire que c’était beaucoup, beaucoup plus facile que prévu ( ou redouté).
Pas de courbatures a J+1 ( pas plus que le sprint de Versailles en tout cas), juste une perte de sensibilité dans certains doigts, rien de grave, ça revient doucement.

Niveau organisation, pour ceux qui veulent y aller ou retourner : j’ai trouvé ça TOP ! Sécurité, fléchage, motos suiveuses, ravito, impeccable ( et ça me désespère les crétins qui couinent parce qu’il y a pas d’isostar au ravitos, ou que les routes sont pourries… franchement… ). Bon, inscription a 180E, c’est pas donné, mais je crois qu’ils se font bcp moins de blé que le label IM sur ce coup. D’ailleurs à vu de nez, ils doivent vraiment pas s’en faire beaucoup, vu le boulot qu’il faut pour sécuriser et flécher 620 bornes). Et un beau maillot ( et manchettes assorties) pour frimer a Vincennes yesssss !

Bénévoles, franchement, ils m’ont réconcilié avec le genre humain. Servir de la soupe avec le sourire a 4h du matin à des zombies, c’est beau !
L’esprit des gars qui roulent est OK aussi… pas un qui m’a fait une remarque sur mon vélo (ahahahah, fallait un clown ), bon esprit tout le long ( faut dire que quand on navigue loin du top 50, les gens n’ont qu’un truc en tête, c’est finir, donc ils sont plus sympa. 4 ou 5 a l’arrivée qui m’ont remercié pour les relais prolongés à la fin, ça fait plaisir !).

Spécial dédicace à Super Didier, pour m’amener a faire toujours plus de délires en vélo ( et pour le reste !), a Jean Luc pour sa bonne humeur et le voyage jusqu’à Bordeaux en limousine gratos, a Adrien pour avoir fini ( il était en méga stress avant, il a gagné sa médaille de champion du club…super gestion du truc, il est parti calme, il est arrivé), et a Raf, j’ai beaucoup de regrets qu’il n’ait pas fini, mais ahhh, ce n’est que partie remise, pas de doute qu’il nous aurait mis 2 heures dans la tete.

Donc oui, je recommande chaudement l’aventure, ça parait un peu n’importe quoi AVANT, mais si je l’ai fait, tout le monde peut le faire ! Ca restera, avec mon premier Embrun, dans le top de mes meilleurs challenges dans ce club.

LE MEILLEUR MOYEN DE NE PAS REUSSIR, C’EST DE NE PAS ESSAYER !

Le CR de Didier :

C’est en faisant n’importe quoi...
Qu’on voit bien qu’on fait partie de l’US IVRY !
... et que nous sommes partis faire Bordeaux Paris :D

La veille

Tout le monde est au rendez vous à 06h du mat..
On retrouve Jean-luc et la camionnette au vélodrome.
Le voyage sur bordeaux se déroule sans accroc.
On arrive juste à l’heure pour manger.
un petit restau italien au pied de l’hôtel.
On aurait pas été loin des dossards et du départ si il n’avait pas changé l’endroit au dernier moment ;-)
Aux dossards, on se dit que tous ceux qui sont là sont plutôt (très) expérimentés dans les conneries...
Mine de rien la tension monte...
La petite troupe se rassemble le soir autour d’un petit repas italien le soir...
Avec des pâtes....
et des échanges sur la tactique entre "je vais gérer..." :-B et "non, on va pas faire de conneries mais..." 8-

Samedi

C’est confirmé, le vent sera défavorable, et on sent qu’il pourra vite faire chaud.
Bon, 10 mois qu’on y pense plus ou moins, ça y est on y va !
Oui on y va sauf que... on a oublié de rendre une des clés de la chambre d’hôtel.
Du coup on retourne vite fait à l’hôtel.
Ca nous fera 10 kms en plus.. quand on aime on compte pas...

Le départ "fictif" est plutôt tonique.
Mal placé au départ, j’ai du chasser pendant un bon 10 km à bloc pour rentrer sur le peloton.
On se croirait pas parti pour 600 kms...
Je vois Adrien en passant puis LK et j’aperçois Raf..
Une fois sorti de Bordeaux, on se dit avec Raf que c’est une occasion unique d’ouvrir la route sur une course pareille
Pas besoin de se regarder très longtemps... O :-)
Et paf !
C’est parti pour les conneries..
2 gars d’Ivry ouvrent la route de la course.
Bon, les chiens de garde reviennent assez vite, mais c’est fait.
La suite au chaud, dans le peloton, ça roule fort, fort...
Raf semble comme un poisson dans l’eau.
Km 70 : Le premier ravito est zappé par l’ensemble du peloton.
Bon... A priori, plein de coureurs ont une assistance, récupèrent leur ravito à la volée et ne s’arrêtent quasiment jamais.
Ca continue de rouler.
La surprise c’est que le parcours est beaucoup moins plat que ce que je pensais avec sans arrêt des talus à monter....
Ca passe vite quand même.
Sur la première bosse du parcours, PAF ! je me fait décramponner mais j’arrive à revenir tout juste dans la descente.
En revenant, je fais la découverte de 2 collègues du boulot.
Ils m’expliquent que sans assistance, tu perds un temps fou..
Note pour plus tard : Faut pas que les jambes, faut aussi quelqu’un entièrement dévoué à ta cause...
Sinon, on arrive au 2ème ravito, et là, faut s’arrêter pour faire le plein des bidons.
On doit être une grosse dizaine à s’arrêter avec Raf.
Là le peloton est parti, et on se retrouve seul dans la pampa avec une bosse assez longue, et comment dire, ça fait une grosse décompression.
On passe de 35 à l’heure tout le temps à 15 km/h ...
Bon, ç aira mieux tout à l’heure...
Reste encore au moins 450 kms... et on est déjà bien cuit.
On se dit que qu’on aurait du gérer comme le Boss LK...
On récupère (difficilement) un autre guerrier perdu avec une grosse sacoche derrière la selle...
C’est pas la grande forme du tout.
Mais bon faut continuer à faire des kms.
Finalement, le mieux est d’attendre le groupe d’après sur ce terrain ou on ne fait que monter et descendre.
Raf me dit qu’il a la roue arrière qui touche.
C’est vrai que ça fait un drôle de bruit.
On s’arrête pour regarder.
Pas le temps de comprendre d’où ça vient car un autre peloton arrive et il faut vite prendre les roues.
Je reverrai Raf qu’à Martizay au km 310 ou il me dira que son vélo est broyé.
Super dommage parce que le Sanglier était PRET et saignant !!
Sinon, ça roule...
Les jambes reviennent...
Km 280, en bas d’une bosse, je me fais sortir du groupe sur une relance...
pas fun du tout, ventre tétanisé, je peux plus trop respirer, panne de force, plus de lumière de tout...
C’est l’arrêt d’urgence.
Ca ne va plus du tout et je m’allonge par terre.
Je crois que j’ai écrit les lettres DNF sur le classement en face de mon nom à cause de ce départ de course euh... stupide.
Un gars me donne un Energix et me de dit de repartir à pied, que ça va passer.
Je suis incapable de me souvenir à quoi il ressemblait..
Bon je repars en marchant à côté de mon vélo.
En haut de la bosse je repars à 8 km/h.
L’impression que je ne verrai jamais Martizay qui est pour moi la fin de la course à ce moment là.
Tout va mal, rien dans les jambes, mal partout, plus vraiment lucide.
.....
.....
Arrivé au radar à Martizay, je pense que la course est finie.
Je vais prendre le temps, on en sait jamais.
J’aurai pas du autant faire le C...
J’essaie de boire de la soupe, mais rien ne passe.
Perdu pour perdu, je vais voir les kinés qui me débloque le ventre.
Pas agréable, mais alors, pas du tout agréable ça...
Je ressors tant bien que mal du stand des kinés, j’avale un bol de soupe, et je ne sais plus trop quoi faire.
Je suis tellement lucide que je ne sais plus vraiment ce qui s’est passé ou combien de temps ça duré.
Je sors du ravito, il commence à faire nuit.
Je vois Jean-Luc qui allait repartir.
Raf, est là aussi avec son vélo en 2 parties.
J’apprends que le Président est déjà reparti.
Jean-Luc m’attend, Raf m’aide à me changer comme une vraie nounou, et c’est parti pour la nuit.
je repars avec Jean-Luc, qui m’emmène.
Hors de question de prendre un relais, ça ne vas pas fort.
Le début est super roulant, mais derrière je suis au taquet à 35 km/h...
Km 360, je commence à pouvoir respirer même si j’alterne le très chaud / très froid, chaud / froid :ymsick : ...
Certains sont en collants longs + vestes thermiques...
Il doit faire 8/9°, Je suis en maillot manches courtes et des fois j’ai trop chaud...
Bon, au bout d’un moment, vers le km 370,jean-luc et moi sommes dans un bon groupe ("La bande à Patrice") avec un mec qui emmène tout le monde
et qui est une machine à rouler.
je recommence à reprendre des relais et à me réaliser ce qui se passe.
La sensation que ça va le faire, que je suis passé tout près du DNF mais que ça va passer !
La nuit, la sensation de vitesse est vraiment différente.
T’as l’impression de rouler 10 km/h plus vite.
L’éclairage embarqué est très bien.
Avec la fatigue, et l’éclairage on voit des trucs très jolis :-)
Km 410 Ravito, sandwich jambon + soupe + caf + banane + ...
Les bénévoles sont au Top.
Jean-Luc se fait masser le genou aux anti inflammatoires que cette gentille virée de 400 kms a un peu usé.
Et C’est reparti à bloc dans la nuit noire.
On repart derrière un tandem qui nous fait traverser la Sologne vraiment vite.
Le temps passe vite la nuit.
un relais un peu appuyé 15 kms et hop nous arrivons au ravito suivant au km 488.
Je revois LK qui s’apprête à repartir.
Il me pensait devant.
Plus que 150 kms, enfin à peu près...
Parce que le jour se lève et le vent revient.
Et la Beauce au petit matin, ben, c’est chiannnnnnt !
Finalement, Jean-Luc prendra plus son temps et je finirai avec 4 compagnons de route.
Une solidarité bâtie au fil des kms.
Ceux qui roulent attendent ceux qui ne roulent plus, parce que tu passes vite d’une catégorie à l’autre.

Pour l’anecdote, un gars nous explique que nous sommes bien sur le parcours de Bordeaux Paris (Ouf !),
et nous emmène jusqu’en bas de la côte des 17 tournants, mais que bon, il nous laisse parce qu’il est parti il y a une demi heure, qu’il a son entraînement à faire, et qu’il va monter vite...
9 tournants plus tard, nous étions revenus sur lui.. 3 tournants plus tard, il était largué...

Après on a fini à bloc les derniers kms de plat.
Pas forcément beaucoup de mots échangés.
Pas forcément beaucoup mal aux jambes.
Bizarrement pas forcément l’envie que ça finisse.

Une arche d’arrivée, 20 personnes qui applaudissent et je retrouve le président qui vient d’arriver.
On aura mis quasiment le même temps sur les 630 kms sans avoir quasiment jamais roulé ensemble.
Quelques échanges un peu émouvants avec les 4 dingos qui m’ont accompagnés sur les 200 deniers kms.

Bizarrement, c’est passé vite.
Entre temps, plein de gens ont fait pas mal de choses.
Nous on a juste fait une course.

Vite la douche, le maillot de finisher, et nous retrouvons Tybo et les Jérôme.
Pas trop le temps de traîner et de réaliser qu’on était quand même à Bordeaux il y a 24h.
J’avais la communion de ma filleule à fêter.
L’après midi et la soirée familiale ont été un peu longuets.

Je n’ai pas survécu à la première mi-temps de France Paraguay- ;-)

En tout cas Merci à tous pour vos encouragements !
Respect pour le président, très bon gestionnaire et c’est ce qu’il faut faire.
Respect pour Adrien, c’est FOOORRRRT !
Respect pour Jean-Luc qui a du bien galérer avec son genou mais toujours avec un moral au TOP !
Respect pour Manu qui du mettre plus de 29h avec une pubalgie latente au départ qui n’a pas du s’arranger.
Une grosse pensée pour Raf qui doit bien ruminer parce qu’il était FORT nom de Zeus

What else ?
En attendant les tri de Chantilly et de Gérardmer...
http://www.sportcommunication.info/letourdumontblanc/parcours.php?langue=1
Tout est prêt, Y’a plus qu’à cliquer :o)
On réfléchira après. i-)

Le CR d’Adrien

Désolé, il y a pleins de choses inutiles, il est TRES long, contradictoire, et un peu faux parce que sur le moment de la course, celui qui m’aurait proposé de faire un CR je lui aurais arraché ses tripes ! Donc du recul à avoir sur un CR qui en a déjà.

Inscription :
Quand Didier avait proposé cette compet sur le forum j’étais dans le trip Altriman donc 200km de vélo tout juste, je vois 600 pour BP, je me dis que ce va pas le faire, quelques expériences douloureuses aidant, ça m’a l’air trop dur pour moi. Puis je découvre des distances plus longues, et quand Didier et les autres s’inscrivent, finalement... pas de raison qu’il y ait plus fou que moi dans ce club, mon orgueil est piqué au vif. Je réfléchis pas du tout à la durée, le trip de faire du sport la nuit me plaît bien, donc je m’inscrit. Je sais bien que je saute quelques étapes pour faire cette course, je n’ai aucun Ironman à mon actif, aucune cyclosportive de plus de 100kms, presque aucun triathlon , jamais rien qui dépasse les 8h d’effort. Mais sauter les étapes me fait plaisir, si on est inscrit à un club de triathlon c’est qu’on aime la longue distance très souvent, du moins l’effort. Faire les trucs les plus fous c’est ça qui me motive, c’est un autre versant de la compétition, à coté du pure classement. Et puis il y a le plaisir individuel, solitaire, de se mettre en jeu soi-même, de se confronter non plus aux autres, mais à soi-même, de sentir son corps souffrir, de continuer, pour voir où cela va mener. Être fier de soi-même quand on a rien lâché. Et se la raconter après. Penser aux péquins moyens qui sont sur un canap alors que l’on roule de nuit/sous la pluie/dans le froid/depuis des heures. Oui c’est très snob, méprisant, mais encore une fois y a cette petite part à l’intérieur de chacun d’entre nous. Le/la triathléte est un snob par excellence à part quelques anges par ci par là et des dépliants de compétions qui veulent nous faire croire qu’on est là pour aider notre prochain. On est tous et toutes comme ça, à différents degrés, oui, mais c’est ça qui réunit le coureur de 10 kil et celui de 24h. Donc je sais bien que je saute quelques paliers, mais c’est encore un autre défi à relever en plus de celui de finir la course, et plus il y a de défis, mieux c’est. Et tout ça pour dire que BP c’est qu’une étape à franchir par rapport à d’autres courses. De même que le pratiquant du CD va un jour s’essayer sur un half. Mais, en bon snob que je suis, je souhaite bien être sur la rare liste des finishers, donc en vérité je vous le dit, restez toute votre vie petit joueur, et ne vous inscrivez jamais à BP !

Entraînement :
Du coup je me prévois un entraînement en conséquence, longues sorties tous les dimanches, augmentation du kilométrage, achat d’un HT pour faire plus de fractionné, calendrier de compétitions (vélostar+AR). Je copie mon plan d’entraînement vélo sur celui d’un magazine, Cyclocoach, fait pour des cyclosportifs, avec 4 sorties vélo par semaine. Je l’adapte un tout petit peu, et me voilà pleins d’ambitions à l’assaut de BP.
Quelques mois plus tard (et quelques imprévus aussi), voilà la course attendu. Je n’ai pas fait de sortie de plus de 180 kms, la prépa a 2 mois de retard (commencée en mars), et les dernières semaines où il aurait fallu charger à bloc sont inexistantes dans les 3 sports à cause de quelques points de suture au genou. Qu’a cela ne tienne ! Le défi en sera meilleur ! J’avoue avoir quand même stressé les derniers jours tant pour le physique que pour le matériel (vélo+lampe) surtout. Le dernier soir en fut l’apogée : ne rien oublier surtout !

Course :
Le départ est tard (10h) cela laisse le temps de bien dormir et de gagner la ligne sans trop se stresser. L’ambiance est cool, quasiment que des cyclistes, pas beaucoup de cyclotouristes (ie avec sacoches de selles, allure bonhomme, gueule de papi, vélo acier... oulah attention les clichées !) mais des cyclosportifs. Le départ est donnée sans trop d’effets (pas de sono ni de gens qui gueulent). Mais ça part comme un boulet de canon. Moi qui n’ai que très peu d’expérience dans ce domaine, je pensais naïvement que pour 622 kms les gars ils se ménageraient ! Bah non, ça part très vite, et comme j’étais dans les 1ers à la ligne de départ je me fait tout le temps doubler. Pas grave j’ai prévu de gérer, je m’en tient à ce plan. Didier et JL son pote me double. A la sortie de Bordeaux je récupère un groupe, mais le cardio est trop haut, alors je laisse passer. Finalement je gère tout seul. Enfin malgré cela le cardio est encore haut (plus de 80%). Les routes sont assez mauvaises je crois, enfin je me souvient plus trop de cette étape, juste d’avoir un stressé de crever, et aussi que ma batterie de lampe, fixée sur mon cadre par un scratch, parte, après avoir vu une crevaison et une lampe sur la route. Je croise un tandem mixte d’un club de cyclotouristes (je sais plus le nom, maillot vert) avec qui je discute un peu éclairage et tandem. Les 1eres douleurs font leurs apparitions (dos, aine, fesse), et je me demande alors comment ça va passer sur le reste, surtout les fesses. 1er ravito en vue (La Roche Chalais) au bout de 73,5 kms et 2h25 de course. J’avais prévu de mettre le moins de temps possible à me ravitailler, mais ça prend plus de temps que prévu (10mn au lieu de 5) : j’ai pris avec moi un camelback avec poche à eau, et de la poudre pour boisson dans des petits sachets individuels, 7 en tout pour 7 ravitaillements. J’avais une stratégie de nutrition parfaitement établie : 60g de glucides par heure, la boisson fait 38g/500mL et une barre 20g, donc il faut que que je prenne 500mL + 1 barre toutes les heures. J’avais donc pris ma poche à eau (2 L) pour pouvoir être tranquille et sauter quelques ravitos. Je la remplie donc à ce ravito, et ça prend plus de temps que prévu. En plus y a pas de bornes électroniques pour enregistrer les temps, et quand le tandem déjà rencontré me rejoint juste après la sortie du ravito et me le fait remarquer, je me dévoue pour aller faire la chasse à la borne, je demande à tel bénévole, à tel autre, mais en fait y a pas de bornes à tous les ravitos, et quand je revient à la sortie du ravito, le tandem était partie avec les cyclistes qui l’accompagnent, évidemment, *£^$§, grr... Lap : 10mn
C’est parti pour le 2e ravito à Montbron dans 80,3 kms. Le parcours est une suite de ligne droites et de bosses, là non plus je m’en souviens plus trop, sur le moment je crois que je ne pensais à rien, je réalisais pas vraiment que j’étais sur BP et le nombre de kms qu’il fallait franchir, je regarde le paysage, les cyclistes. Les douleurs sont présentes au niveau du dos, du cou, et du front. Et oui le front, parce que j’ai choisi de mettre ma lampe en frontale et non pas sur le guidon parce que mes prolongateurs bouchaient la lumière. Et la fixation sur mon casque m’appuie sur le front, de tel manière que à la fin j’aurai une légère plaie. Sur le moment je n’essaie pas de penser à ces douleurs, parce que je sais que toutes les sorties longues je les ai eus (le dos, haaah !), et je n’ose imaginer sur 622 kms ce que ça va donner. Oui, maintenant ça me revient, c’est vrai, j’ai fait un peu le con sur cette partie, vu que je me sens plutôt bien niveau musculaire, que je ne réalise pas trop les kms restants, je commence à faire des relais quand je rencontre des groupes de cyclistes, j’aide un cyclotouriste maillot vert qui est dans le dur, je parle avec lui, il a fait un PBP déjà, il m’a l’air très motivé malgré la souffrance, il lâche souvent, mais je ralentis pour lui, je sais ce que c’est que d’être dans le dur, j’aurais aimé qu’on me fasse de même. Finalement je le lâche définitivement, et j’accroche un groupe qui arrive de derrière, et là j’anime le groupe jusqu’au ravito. C’est là que j’ai fait une bêtise, malgré mes bonnes résolutions du début là je gère plus trop, c’est vrai que lorsque l’on est dans un groupe et qu’il faut assurer des relais on se donne sans compter, j’ai pas l’expérience de la gestion des relais. Le plaisir d’animer le groupe fait que je donne trop, avec un autre gars, un papi en noir qui grimpe bien, je fait tout le boulot. Viens nous rejoindre un gars casque profilé, qui assure bien, il est un cran au dessus de moi, finalement je prends sa roue et lui assure désormais la majeure partie des relais. Derrière ils sont 7 au moins, dans les bosses je suis au dessus, ce qui me fait marrer, tiens des plus mauvais grimpeurs que moi, alors qu’en Chevreuse c’est mon point faible (pas vraiment de pt fort non plus). Arrivée au 2e ravito, 3h08 pour 80,3 kms, 5h43 pour 153,8 kms.
Là je remplis juste les bidons d’eau, un peu de coca, des tartelettes, des Tucs, il y a pleins de bonnes choses, du coup j’en prends trop, j’ai faim. Je vois des gars assis à même le sol, ils se reposent, j’ai bien envie de faire pareil, mais je veux repartir le plus vite possible. Lap : 5’13’’.
Prochaine étape, L’Isle-Jourdain, dans 76,4 kms. Oui parce que cette course je l’ai faite en ne pensant qu’au prochain ravitaillement, l’objectif unique c’était de rallier le ravito le plus proche, et ne penser à rien d’autre. Donc ne pas pas penser au reste, et direction Isle-Jourdain. Là ça commence à déjà être dur, le contrecoup des relais d’avant. Je passe cette étape intégralement avec un seul groupe, il est mené par les cyclotouristes aux maillots verts (en fait c’est les CCC78 ou club cyclotouriste de croissy-sur-seine), je retrouve le tandem mixte. Sauf que ces gens là ils savent pas rouler, y a aucun relais d’organisé, juste des relances systématiques quand je suis abrité derrière les cyclos verts. Chacun a son rythme du coup des fois je suis devant, des fois derrière, et je lutte pour ne pas me faire lâcher. Ça commence à vraiment être dur, y a deux papis qui sont vraiment un cran au dessus de moi, ils me baladent dans les côtes, j’suis deg. Je suis malgré tout meilleur dans les côtes que le reste de la troupe. Je commence à avoir ma claque de ces gars, mais il me faut bien un groupe, donc je réussis à me maintenir. Arrivée ensuite au 3e ravito, L’Isle-Jourdain, 3h20 pour 76,4kms, 9h09 de course pour 229,2kms. Pareil, le ravito se fait vite fait, je prend le plus de trucs salés, des nois de cajous, etc. , vu le prix de l’inscription faut que je rentabilise mes ravitos. Je me lave aussi le visage, j’ai une allergie au pollen qui refait surface, se mettre de l’eau fraîche sur la tête ça apaise. Je croise un gars rencontré au resto de la veille, il me dit qu’il va peut-être abandonner, il n’arrive pas à manger. Il me parle de rallier Martizay, qui est le point central de la course. Pour tous les coureurs c’est le graal aussi je pense, il faut rallier Martizay avant la nuit, beaucoup ayant mis leurs lampes dans leurs sacs qui leur seront donnés à Martizay. Lap : 12mn
Je repart donc direction Martizay (dans 81,4 kms), ayant apparemment raté les CCC78, pas grave c’est mieux comme ça. La route est une succession de bosses et de descentes, je pense que c’est là qu’il y a le plus gros D+. Je suis tout seul, et la fatigue se fait sentir, c’est dur. En plus j’ai mal au ventre, un peu envie de vomir, je suis écœuré du sucré. J’ai fait en effet une belle connerie, ma stratégie de nutrition était beaucoup trop théorique, 60g de glucides par heure c’est trop pour moi, mes boyaux l’ont compris. Comme je suis seul, j’ai très peur de me gourer de route, alors dés qu’il n’y a pas de pancartes BP je m’arrête pour demander mon chemin aux voitures. Je pars un peu à la dérive, plus de motivation, personne à l’horizon, c’est facile de s’apitoyer sur son sort. Je peste un peu contre moi-même, mais j’avance. Je rencontre malgré tout quelques gars, un très sympa qui me ressemble un peu (il a amené sa couverture de survie pour dormir dans les champs si il est trop fatigué !), un autre qui me casse les couilles, il me raconte sa vie alors que suis dans le dur, il fait que parler, on peut pas l’arrêter, en plus il se la péte, genre il était devant avec les meilleurs mais il accompagnait un pote qui maintenant a lâché donc il se retrouve avec moi, bah oui désolé mon gars je suis nul et t’es avec moi... Pff ! Il finit par me lâcher pour aller dans les roues de deux étrangers qui roule très fort. J’avais mis une sonnerie, un timer toutes les 10mn pour ne pas oublier de boire, mais là elle commence à me peser sur le cerveau avec son sont strident, je l’arrête. Je commence à avoir des crampes, aux ischios surtout, en fait je crois que j’en ai eu depuis le 150e km, et que ça partait, puis revenaient (j’ai oublié pleins de choses c’est fou), j’ai peur pour la suite. Toujours tout seul, à un moment donné j’en ai trop marre, je m’arrête pour attendre un groupe, je crois me souvenir que je maudis BP et mon vélo. Là miracle, un groupe de 4 personnes , les meneurs me disent : « prend nos roues ! », je reste avec eux. Ils sont super sympas, on s’arrête quand l’un de nous a envie pisser, c’est beau l’esprit qui règne ici. Je reprend des forces avec eux, les 2 meneurs sont venu ensemble, un me dit qu’il est sprinteur, qu’il fait des CLM, et que BP pour lui c’est pas sa tasse de thé, je veux bien le croire. Vers la fin la nuit tombe, il faut que je branche ma batterie à ma lampe, donc il faut s’arrêter, le sprinteur aussi car sa lampe est dans sa voiture suiveuse, je décide de m’arrêter avec lui mais sa voiture ne vient pas, donc on fait le reste du chemin jusqu’à Martizay sans lumière, les autres gars du groupe sont eux aussi sans lumière, ils se sont fait surprendre par la nuit sont en retard sur leurs horaires. Moi je suis en autonomie complète, j’ai tout dans mon camelback, j’ai préféré faire comme ça parce qu’en cas de pépin c’est plus sécurisant, pas besoin de stresser pour rallier Martizay dans les bonnes horaires (les sacs repartent à Paris à 3h du matin de Martizay). Je suis content, comme on roule dans le noir avec la seule lampe d’un gars, j’économise ma batterie, j’ai en effet 7h30 de lumière avec mes 2 batteries en mode max, ce qui est short pour une nuit de 8h15. Les kms défilent et on attend avec impatience la pancarte qui annonce les 10 derniers kms (entre les étapes il y a toujours 2 panneaux qui annoncent le kilométrage : un qui annonce plus que 50kms et l’autre plus que 10). J’ai regagné des forces sur cette étape, et c’est avec émotion que je gagne le 4e ravito, Martizay, parce que maintenant je sais que je vais finir, oui il reste la moitié à faire, mais cette moitié c’était la juge de paix pour moi qui n’avait jamais dépassé les 180 bornes, maintenant je sais ce que ça représente 310, et avec du mental les 312 restants vont passer. Arrivée à Martizay en 3h18 pour 81,4kms, 12h40 de course et 310kms. Il est 10h40 du soir et il fait nuit. Je m’avance vers le ravito pour bouffer, les bénévoles ont annoncés de la charcuterie, miam, mais là je vois Raf qui attend avec la femme de Manu un pote de Didier. Je lui demande ce qu’il fait là, pas possible qu’il soit avec moi à Martizay : il a abandonné à cause de son vélo cassé. Mince pour lui, il était très motivé par cette course, lui le fou de la bicyclette. Je remercie les dieux de sport que cela ne me soit pas arrivé, Raf doit être vert, en plus son vélo c’est pas la même catégorie que le mien, pas d’assurance, le portefeuille va prendre cher. Il me raconte un peu pour les autres Ivryens, Didier qui était blanc comme un linge, je me dis que j’ai encore moins le droit d’abandonner après la souffrance des autres. Je prend mon temps, il y a de la soupe, plus de charcuterie mais de la pizza (!) je bouffe, je bouffe. Je m’occupe de ma lumière, ok tout est bon, les autres gus du groupe précédent on décidés de s’arrêter pendant longtemps, y en a un qui est chez les masseurs/ostéopathes, moi je ne veux pas y aller, quand je serais vraiment très mal je le ferais, tant que je tiens sur mon vélo je prends le moins de temps possible au ravito, c’est ma règle, sinon on est tentés d’y rester trop longtemps. Je suis fier, Raf me dit qu’il est content pour moi, que je l’ai dépassé, car lui est resté à LBL ie 285 kms, je suis à 310. Direction maintenant 5e ravito (lap : 43mn), Romorantin, dans 92,6 kms. Je fait pas attention au kilométrage total, de toute façon mon compteur est mort depuis des semaines, je pense juste au ravito d’après. Je demande aux bénévoles des ravitos ce qu’il y a entre les ravitaillements, je calcule au pif, et me voilà parti pour une durée approximative de 3h20-40.
Je crois me souvenir d’être partis seul et de m’être fait rattrapé par un gros peloton ( environ 15 personnes) mené par la team FDJ, c’est la team qui comporte un handisport, il est hémiplégique, Raf en a parlé, il était au Tour des Flandres ou à LBL je sais plus. Il pédale donc sur une jambe, souvent en danseuse. Les FDJ ont une voiture suiveuse qui ne suit pas pas mais est devant nous, elle indique la route. C’est une chance énorme que ce gros peloton, en effet les FDJ devant indique le moindre écart à faire, la moindre direction à prendre, pas besoin de s’occuper de la route à prendre, en plus avec les autres lumières, pas besoin de mettre la mienne en mode maximal, je la mets en éco, ce qui me permet d’avoir une durée de 11h. Là je crois, de même qu’en nutrition, avoir péché par excès de zèle, j’avais 2 batteries et une seule suffisait largement, en mode éco ma lumière était de loin la plus puissante, un angle de diffusion très large, j’éclairais tout le peloton. Je recommande ma lampe à ceux qui voudront faire de la route la nuit, elle est très bien, et pas trop cher (69e avec une seule batterie), c’est une Low Gravity. Mais c’est vrai que tout seul j’aurais mis le mode max de peur de rater une pancarte directionnelle. Cette étape est dur, je n’ai pas de coup de mou, mais il faut lutter en permanence, comme c’est en peloton il y a des coups de freins systématiques, des relances (pas tant que ça), et surtout pour moi c’est un stress permanent vu que je ne sais pas rouler en peloton, que je suis pas hyper technique sur mon vélo (euphémisme !). Je crois avoir appris à rouler à BP dans la nuit, parce que au bout d’un moment la technique se fait, je réfléchit plus trop la fatigue aidant, et les kms défilent. Ça devient un calvaire, je demande à mes coéquipiers combien ils ont au compteur, c’est interminable, la fatigue est là, elle dure, tout est fonction du temps, il faut durer, ne jamais s’arrêter, avancer, avancer... Je n’ai pas eu les mêmes sensations que Laurent, mais cela s’en approche, je ne m’occupe de rien, je suis juste un zombie qui avance, qui freine, qui pédale, qui m’alimente. Mais tout cela n’est pas automatique, le temps ne défile pas à toute allure, il faut sans cesse que je souffre, maintenant des douleurs aux mains se font sentir (des ampoules malgré les mitaines), aux trapèzes (tient, jamais eu ça), aux avant bras, aux doigts à force de freiner avec les cocottes. C’est aussi une fatigue générale, lourde. Psychologiquement je change, moi qui suis doux comme un agneau dans les pelotons (normal c’est moi qui me fait engueuler) je peste contre tout le monde, je ne peux blairer personne, je gueule après un mec (« tu pouvais pas faire attention, merde ! »), je m’emporte contre un autre qui a mis sa lumière de derrière en clignotant (ça fait mal aux yeux, et puis lui je l’aime pas), je serre les dents pour ne pas engueuler tout le monde. Je me souviens sur le moment m’être dit « plus jamais ça », que PBP c’est mort à tout jamais. Y a des moments qui me réjouissent un peu : tiens j’ai réussi à manger une barre sans faire un seul écart de vélo et freiner en même temps, c’est une question de placement de corps en fait. Les quelques côtes qui parsèment le parcours sont des occasions de briller un peu. Je suis bien niveau énergie, juste cette fatigue générale. Je n’ai pas trop apprécié en fait de rouler de nuit, trop dangereux après coup, et sur le moment je n’y faisais pas attention. Je commence à avoir très froid (quelquefois je tremble) vu que je suis en maillot court/cuissard court plus un coupe-vent mais c’est un mal comme un bien : ça m’a désensibilisé les jambes, je n’ai plus de crampes, et puis j’aime bien le froid ça revigore. Ma montre indique 7-9°. Mon front prend cher à cause de cette satanée lampe, la fixation est merdique, j’essaie de soulever un peu le casque ça apaise. Je discute avec personne, d’ailleurs c’est pour tous le monde pareil, juste le bruit des dérailleurs. Je me souviens d’avoir trouvé le parcours facile, essentiellement composé de descentes où les jambes ne tournent plus, mais c’est peut-être l’effet de la nuit. Enfin la pancarte des 10 kms ! Je me dis ouf ! Plus que 25mn à passer, aller encore un effort. Arrivée à Romorantin, 5e ravito, en 3h40 pour 92,6kms, 403e km pour 17h05 de course. J’ouvre le portable, je vois les messages de soutiens, ça fait plaisir. Je discute un peu avec la femme de Manu, elle fait sa voiture suiveuse, apparemment je l’ai dépassé depuis Martizay, elle a bien du courage de l’accompagner, elle me dit qu’elle n’a pas encore dormis. Lap : 24mn
Je repars en ne faisant pas attention au groupe FDJ, j’ai été bête, cela m’aurait donné plus de temps pour me reposer car ils me rattraperont quelques kms plus loin. Direction St Laurent des Bois 6e et avant-dernier ravito dans 68,6 kms. Ce sera le 472e km. Cette étape se fait de la même façon, fatigue générale,etc. Je reste toujours avec les FDJ. Les villes dans lesquelles on passe nous saluent quelquefois (enfin les fêtards du coin). Je me souviens d’avoir très peur parce que j’avais une grosse douleur à la cheville droite qui m’empêchait presque de pédaler. A la pancarte des 10 kms (le jour s’est levé) cela me donne du baume au cœur, et je décide de faire un peu le con, j’anime la tête de course, ça rigole dans le peloton ( « attaque de la FDJ les gars ! » vu que j’avais un cuissard FDJ moi aussi). Je veux passer le ravito le 1er. Arrivée à St Laurent en 2h43 pour 68,6 kms, 472e km pour 20h12 de course. Je m’alimente et j’examine ma cheville, en fait la douleur vient d’une réaction de ma peau à la bande élastique fluo que j’avais serré autour d’elle, ça a gonflé et rougi. Je l’enlève, met de l’eau et tout de suite ça disparaît. Je crois en avoir crié de soulagement, je m’était demandé durant l’étape comment ça évoluerait durant le reste de la course, pas une seule fois l’idée d’abandonner m’a traversé l’esprit, mais la perspective d’avoir cette douleur tout le long ça fait peur. Direction maintenant 7e et dernier ravito, Auneau, dans 91 kms.
Je part encore une fois en avance par rapport aux groupes, je veux en finir, et si possible prendre de l’avance sur les FDJ ( c’est comme même une compét !). Là je fais une monumentale erreur, en effet c’est la traversée de la Beauce qui reste à faire avant la vallée de Chevreuse, sauf que moi je pensais que la Beauce on l’avait déjà passé, donc naïvement je part seul. Pour vous dire la bêtise de la chose, dans les conseils de course de BP, ils disaient de se trouver un groupe avant la Beauce, car toute traversée en solitaire était suicidaire. Le kamikaze que suis roule donc à toute vitesse, sur ses prolongateurs, à la recherche d’une petite roue devant. Je finis par en rencontrer une, qui je ne quitterais pas avant Auneau. Autant vous dire que cette partie a de loin été la plus dure psychologiquement : la Beauce c’est de longue lignes droites, dans le vent, au milieu de champs de colza, ou de je ne sais quoi, abandonnés, du plat, du plat, du plat. Pas un cycliste à l’horizon, pas un groupe. Rien. Ahhh ! Et la fatigue générale, toujours là, une impression de se traîner. J’assure des relais de circonstances de 10s pour l’autre cycliste, je suis cuit, cuit, archi-cuit ! Je discute avec mon cycliste relayeur, très sympa, il est de à coté St Quentin. Je lui demande pardon pour mes relais, lui aussi en chie, mais il est plus fort que moi, donc c’est lui qui assure le travail. On finit par rencontrer deux gars, mais c’est abusé, ils finissent par s’arrêter au bout de 20mn, leur voiture suiveuse les prennent à l’intérieur et nous dépasse ! Mon cycliste est écœuré, il peste contre eux, c’est vrai que c’est très fort. La suite je vous la passe, c’était TRES dur, TRES long. Je m’endors même sur le guidon, à un moment mes paupières se ferment,enfin, après avoir lutté depuis longtemps, mon vélo fait une embardée, je roule sur l’herbe de la bordure, ouf ! je me réveille à temps. Je lâche quelquefois mon cycliste, qui m’attends et me dit de conserver des forces pour la vallée de Chevreuse. Il est tellement gentil ce gars, ahh si seulement j’étais plus fort j’aurais pu le relayer ! A un moment donné des cyclistes en groupe arrivent et nous dépassent, et là je ne pense plus à lutter, et après m’être fait dépasser, je m’arrête dans un village pour me reposer ; Je pose mon vélo et je m’allonge dans l’herbe, c’est divin, j’ai une des ces envie de dormir... Je regrette vraiment de ne pas avoir été plus fort, j’aurais du continuer, mais on s’apitoie si vite sur son sort... J’en ai marre. Mais là tous les cyclistes FDJ, et d’autres groupes encore me dépassent, je les entends, ils me crient pour me demander si tout va bien, oui ça va bien, juste la fatigue, rien de grave. Je reprend ma route me disant qu’il faut quand même y aller, j’ai du perdre 7-8mn. Je finit dans les roues des 2 cyclistes qui sont partie en bagnole, je sais pas trop ce qu’ils ont fait, bref. Arrivée au 7e et dernier ravitaillement, Auneau, en 4h09 pour 91kms, 563e km et 24h33 de course. Je m’arrête assez vite à ce dernier (lap : 16mn). Il ne reste que la vallée de Chevreuse et c’est fini, je suis gonflé à bloc !
Direction donc Montigny le Bretonneux au vélodrome de St Quentin, plus que 58,8 kms. Je part comme une balle, j’ai les jambes, la pensée de finir me donnant des ailes. J’ai un petit objectif, faire un 30 de moyenne donc comme je pensais qu’il y a avait 60 je me fixe moins de 2h. Les autres gars avaient aussi envie de finir, car ça part dans toutes les directions, je monte les 17 tournants à bloc, je me gamelle à un moment, je rattrape mon cycliste de la Beauce, et je le remercie même pas, quel con ! j’avais trop envie de finir. Bon je réussis pas les 30 de moyenne, je fait 2h07 pour 58,8kms donc un peu moins que 28 km/h. La dernière ligne droite est dur, c’est bizarre BP je suis d’accord, on a encore les jambes à la fin, cette dernière étape je l’a fait au seuil moins. Je remercie les bénévoles sur la ligne droite qui amène à l’arche, et enfin, c’est FINI !!! 26h57 de vélo, je suis fier d’être allé au bout ! En plus j’apprends peu après que je suis 2e espoir masculin sur 4 dont l’un a abandonné, la grosse blague. Je récupère ma coupe et discute un peu avec les 2 autres, ce sont des frères, le 1er est un monstre, il fait un peu plus de 20h autant dire avec les 1ers.

Conclusion :
Pour ceux qui voudraient être tentés par l’aventure, je ne peux donner aucuns conseils sur la difficulté de la chose, vue le peu d’expérience que j’ai. C’est clair, c’est la course la plus dure que j’ai faite, mais ça veut rien dire. Par contre quand LK dit niveau prépa que ça peut le faire avec (…) je dit faite attention parce que c’est ce que j’ai fait, avec le résultat suivant : dur ! Franchement avec plus d’expérience, c’est-à-dire des cyclos de plus de 200, ou des ironmans, enfin des trucs qui dépasse les 11h, des trucs où on en voit pas le bout,... avec tout cela ça passera beaucoup mieux je pense. A moins de vouloir donner à BP un goût de calvaire. Je me répète mais durant toute la course c’était un calvaire, « je ne souhaite pas ça à mon meilleur ennemie » comme dit Raf. Pas de moment plaisir, le seul objectif : rallier la ligne d’arrivée. En même temps je n’avais pas de douleur constante vraiment sérieuse, qui m’aurait obligé à serrer les dents, donc tout est relatif. Juste une fatigue générale qui durait, qui durait,... voir un peu plus à certaines étapes. BP c’est comme même bien solide.
Pour l’organisation elle était top, y avait quand même des ostéopathes, le ravito était bien, par contre pour les voitures suiveuses c’était le bordel, normalement elles ont pas le droit d’être sur le parcours cycliste, elles ont un itinéraire bien à elle, et ça stresse un peu quand elles doublent sur une route à sens unique. Les bénévoles géniales, en même temps je n’ai pas fait attention, trop dans ma course, mais c’est sûr que de rester dans le froid, la nuit pour donner la direction/soupe, ça forge la sympathie.
J’ai quand même une petite remarque c’est les pelotons, mais ça fait partie de la course : c’est trop facile avec. Je m’explique : la difficulté de BP n’est pas la même avec, j’en aurai bien plus chié sans ces derniers. Quand tu viens pour cette course tu t’attends à souffrir, et là la difficulté était bien là (ça oui !), mais sans les gros pelotons je n’aurais tout simplement pas fini. Le truc vraiment solide ça aurait été les 622kms en cyclotouriste seul dans le vent comme dans les BRM. Et puis ça change la donne avec ceux qui n’ont pas pelotons, je me sens coupable par exemple de mon passage la nuit avec les FDJ. Enfin c’est la stratégie des courses cyclistes, je n’ai qu’à m’y faire.
Au niveau matériel je remercie mon vélo mille fois, ma lampe, j’ai beaucoup stressé les derniers jours pour ça, je me suis pris à la dernière minute pour fignoler des détails et finalement ce n’est pas mon vélo qui a lâché, mais celui de Raf.
Au niveau physique je m’en sort pas trop mal à J+1, avec une cheville gonflée, des articulations aux genoux en vrac (grosses difficultés à plier), une légère plaie au front, le dos un peu raide, de grosses courbatures aux cuisses (peut-être le contre-coup des crampes), bref, pas grand chose pour 26h57 d’effort, c’est la magie du vélo.
Respect Laurent qui le finit sans beaucoup de souffrance si j’ai bien compris, sur 622kms c’est solide, l’experience, le mental, tout au top !
Respect Didier et Raf qui partent super vite, en mode 100km, pour moi c’est même pas possible de vouloir faire une connerie pareil, pour 622 kms il faut vraiment aimer se faire mal, évidemment que ça va payer ensuite, ils le savent, donc ? Maso dans l’âme ? Sans doute le peu de recul que j’ai sur ces distances. C’est vrai que maintenant je vais bien m’amuser sur les 300kils, c’est de la rigolade à coté, je vais pouvoir partir serein, en faisant le con moi aussi. A moi tous les brevets ! Didier veut partir sur la cyclo du Mont Blanc, mince, je voulais être le 1er du club à la faire, pas grave, je me retranche sur un brevet de 400, à coté de Grenoble, c’est en octobre, j’ai le temps.
PBP...................... ahhhhhhhh.... je sais pas trop, à chaud sur la course je me disait que ce serait impossible. Maintenant, et grâce à un cerveau qui oublie la douleur, je me dis peut-être. En plus c’est l’année prochaine donc si je la fais pas, il faudra attendre 5 ans. C’est trop long 5 ans, mais en même temps il me reste une vie entière pour la faire...
A plus.
Adrien

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Ivry en 1/2 finale D3 triathlon

A l’issue des résultats du triahtlon de Versailles, le club d’Ivry s’est qualifié pour les 1/2 finales de traithlon D3 qui auront lieu le 19 juillet 2014 à Angers.
Bravo à tous !

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Ironman Lanzarote

Le compte rendu de Mael de l’Ironman Lanzarote :

Mon compte-rendu.

Mercredi :
Nous arrivons via des vols différents.
Nous avons un appartement très sympa au bord d’une piscine, en plein centre-ville de Puerto Del Carmen (point de départ de l’Ironman).
J’arrive le premier et monte rapidement mon vélo pour ne pas me faire charrier. Jérôme arrive ensuite avec les filles. Tybo arrive le dernier (comme d’habitude) et mauvaise nouvelle : son vélo est encore à Orly ! (déjà qu’il n’est pas sûr de pouvoir courir avec son genou en vrac, alors avec un vélo en moins…)

Jeudi :
Jérôme et moi allons rouler pendant 1h. Constat : ça souffle très fort !!
Nous trois allons nager 45mn sur le parcours. Constats : 1/ La température de l’eau est assez bonne. 2/ Il faudra tenir compte du courant (dans notre sens à l’aller, contre nous au retour). 3/ L’eau est d’un bleu transparent qui nous permet de voir poissons et fonds sableux, top ! 4/ Tybo et moi sortons de cette séance avec la nuque bien éraflée par notre combi, aïe !
Tybo récupère finalement son vélo.
Nous allons au club La Santa récupérer nos dossards et manger à la pasta-party au milieu de triathlètes tous plus beaux et plus forts les uns que les autres. Laurent, l’année prochaine, il faut nous organiser un stage ici, c’est top ! Un super complexe avec piste d’athlétisme, piscine de 50m avec 16 lignes d’eau bien larges, piscine pour se détendre, salle de fitness, énorme garage à vélo, labo d’étude posturale, etc. et ceci au milieu de routes désertes et nickel !

Vendredi :
Le stress monte (j’avoue, un peu plus pour moi que pour les deux compères).
Nous préparons nos affaires.
Tybo se rend compte que les cales sous une de mes chaussures sont quasiment cassées, donc on va en urgence m’en acheter d’autres. Les anciennes sont bloquées (je stresse, il ne nous reste plus que 30mn pour déposer nos affaires !), mais finalement le mécano du magasin réussi à nous les enlever.
Nous déposons nos sacs et nos vélos (autant vous dire que j’ai quasiment le vélo le plus pourri du parc à vélo).
Nous faisons des photos et nous parlons avec le très sympathique Romain Guillaume (idole de Tybo et futur vainqueur de l’épreuve).
Nous nous couchons tôt.

L’avant course :
Réveil à 4h pour moi. 4h30 pour les deux autres. Gatosport, biscuits, 20 AR aux toilettes, derniers préparatifs…
Nous allons au parc à vélo, accompagnés de la chanson préférée de Tybo qu’il nous aura imposé pendant toutes ces vacances (http://www.youtube.com/watch?v=qYr9kIyambE&feature=kp ). Nous faisons un dernier check des vélos. Je fais un AR rapide à l’appartement pour voir comment sont les toilettes. Nous mettons notre combinaison et allons nous placer sur le départ natation sur la plage. A la différence de Nice, ici le départ ne se fait pas étalé sur toute la plage mais via une longue queue de 8 à 10 mètres de large seulement. Nous nous mettons dans la section 1h-1h05 puis reculons ensuite dans la section 1h05-1h10.

Natation
Le départ retentit ! Nous avions tous les trois décidé de partir à l’extérieur pour nager assez tranquillement, quitte à nager plus de distance, mais les circonstances font que je me retrouve au centre puis finalement à l’intérieur.
Je commence assez fort, je prends des coups comme d’habitude, mais, bonne nouvelle, je n’ai pas de crise de panique comme à Cepoy 2014 ou Vendôme 2013.
Par contre, grosse mauvaise nouvelle : au bout de 100m ma montre se tire ! Je la récupère en catastrophe avant qu’elle ne coule, tire sur l’avant de mon col et bloque la montre contre mon torse (tout en esquivant les coups des mecs derrière qui sont ralentis par moi). J’ai sauvé ma montre, mais j’ai maintenant de l’eau qui rentre par l’avant de mon col, et en plus l’arrière de mon col est tiré sur la plaie que je me suis faite hier et, malgré la crème anti-friction, ça me fait un mal de chien lorsque je lève la tête pour regarder devant.
Malgré tout, je continue à nager. Ca se passe bien. Nous devons faire le tour d’une ligne d’eau et, vu que je suis à l’intérieur, je me fais mal plusieurs fois sur la ligne (bien dure et bien rêche) ou les bouées. A chaque virage, c’est la baston habituelle. Je finis le premier tour en 30mn. Sur la plage, j’essaye rapidement de remettre l’arrière de mon col pour ne plus souffrir, mais c’est peine perdue.
Deuxième tour identique. Je pars un peu plus tranquillement et accélère à la fin. Je regarde ma montre 1h00 ! Royal !

Chrono officiel : 1h01’54’’. Mais, partant en file indienne, il faut bien enlever 1mn30 pour avoir notre chrono réel, donc 1h00.
1h00 cette année vs 1h05 à Nice, ça me paraît étonnant. Tybo dit que la distance était là, et on n’a pas été favorisé par le courant (puisque nous avons fait des AR), alors je ne comprends pas comment j’ai pu m’améliorer cette année, mais c’est cool.
Je fais le 246ème temps sur 2300 personnes, c’est top ! A Nice, je n’avais fait que le 504ème temps sur 2800 personnes.

T1

Dès la sortie de l’eau, je vois ma chérie Méri et 10 mètres plus loin mon copain Tybo (qui est sorti 10 secondes avant moi).
Je me change, je demande aux filles de me mettre plein de crème et en plus je mets les manchons de Vendôme et mon tee-shirt Crédit Mutuel/US Ivry. Je n’aurai peut-être pas un super look mais au moins je serai protégé du soleil qui tape très fort.
Je prends mon vélo, c’est parti !!

Vélo

Nous longeons la mer pendant 2 ou 3km, mais de suite nous entamons les faux plats montants et le vent. Au bout de 20km, j’ai déjà mal au bas du dos alors qu’habituellement ça ne m’arrive qu’au bout de 120-140km. C’est sûrement la faute au vent qui m’oblige à plus me coucher. Ca s’annonce mal !
Pendant 60/70 km, c’est une succession de longs faux plats montants et descendants, le plus souvent face au vent ou avec le vent de travers, au milieu de paysages lunaires absolument splendides ! Des gars (et des filles !) à casques profilés, en position aéro, sur des vélos de chrono plus beaux les uns que les autres me doublent encore et encore. En 2h, j’ai dû me faire doubler par 200 personnes, et en doubler… 5 ou 6.
Je suis surpris de n’avoir pas encore été rattrapé par Jérôme. Je me dis que s’il ne me rattrape pas avant les miradors, je devrais pouvoir poser le vélo avant lui.
Il y a peu de villages mais lorsqu’on passe dans ces villages, c’est une ambiance terrible et des dizaines de « Venga ! Venga ! ».
Entre le 80ème et le 90ème km, on a enfin le vent dans le dos, c’est coooool !
Entre le 85ème et le 105ème km, on ne fait que grimper.
A ce moment là, je me dis que le parcours vélo n’est pas fait pour moi. Il y a plus de dénivelés qu’à Nice mais les côtes ne sont pas aussi raides. Ce sont surtout de très longues montées avec un très fort vent de face ou de travers. Je ne peux donc pas remonter les concurrents en danseuse comme j’ai pu le faire à Nice. Mais ça, c’était avant le mirador de los valles.
Vers le 100ème, on se tape une super côte bien raide. J’ai mal mais je suis ravi de pouvoir enfin dépasser tous les rouleurs. Je double du monde en danseuse et j’arrive à un col en espérant que je suis arrivé au mirador del Haria. Non, c’est le mirador de los valles (superbe vue sur les vallées alentours !). Donc il faut remettre les gaz, vent de face, en alternant danseuse et cul-sur-la-selle pour monter au mirador del Haria.
Arrivé en haut (de nouveau, une superbe vue !), je prends mon sandwich (au goût d’aluminium, je n’en mangerai qu’une bouchée) et on enchaîne par une belle descente en lacet.
On arrive à Haria, ville paumée, mais avec des supporters en feu. Je déraille, un spectateur me tient le vélo pendant que je remets la chaîne, et c’est reparti pour une belle montée. Dans cette montée assez courte mais bien raide, je monte vite (trop vite !) en danseuse, et je me sens faible tout d’un coup, avec l’envie de vomir. En plus, je dépasse un gars allongé dans le fossé avec les secours autour de lui, ça ne rassure pas. Finalement, je vais rapidement mieux et j’entame la montée finale du mirador del rio.
Cette ascension s’avèrera moins difficile que prévue. Les principales difficultés sont déjà passées. Je double pas mal de gars, et j’arrive en haut avec une vue splendide sur la mer et l’île Graciosa.
Ensuite, une longue descente avec vent dans le dos très agréable.
Puis une longue ligne droite le long de la côte. On s’imagine déjà au 180ème km.
Et au 145ème km, virage à 120 degrés, et paf une montée contre le sens du vent jusqu’à Nazaret ! Ca ne dure que 3km, mais ça fait bien mal.
Ensuite 4km sur une route complètement pourrie. On slalome entre les bidons perdus en espérant ne pas crever.
Puis retour agréable sur Puerto Del Carmen, et c’est fini pour le vélo.

Chrono officiel : 6h18’04’’. JM et Tybo avaient calculés des temps intermédiaires sur un chrono total de 6h15. Ca va, je suis dans les temps.
Je suis 465ème sur 2300 personnes, je suis très content. Surtout après avoir vu la planète entière me doubler sur les 70 premiers km (j’ai même vu un gars sans selle me doubler !).
Je fais mieux qu’à Nice où j’étais 568ème sur 2800 personnes.

T2

J’enlève manchons et tee-shirt, je demande à ce qu’on me mette un maximum de crème, je vais pisser (ça faisait 7h que j’attendais ça), et je pars.

Course à pied

Dès la sortie de transition, je vois les filles qui m’encouragent, je gueule « C’est show time now !! ». Tu parles d’un show time… il n’aura pas duré longtemps.
Je suis tout content, j’ai fait une bonne natation et un bon vélo, je suis encore bien frais, et maintenant c’est ma partie préférée.
Je pars vite, je double du monde, il y a une super ambiance avec plein de supporters qui haranguent dans toutes les langues (mais c’est surtout à base de « Venga ! » et de « Come on ! »).
1er km fini, je regarde ma montre (que je tiens à la main, pas pratique) et je vois 4’01’’ ! C’est quoi ce délire ?! Je m’étais fixé un rythme de 4’40’’ et je fais 4’01’’ alors que le vent est de face et qu’on commence par une côte (oui, oui, ce n’est pas aussi plat qu’à Nice, on doit faire 6 fois une série de 3 côtes). Je me dis qu’il faut me calmer, je baisse mon rythme, et au bout du 2ème km je lis…4’06’’ !! Merde ! C’est (très) con mais je n’arrive pas à me freiner.
Finalement, au bout du 4ème km, je descends à 4’22’’ puis 4’24’’ et 4’30’’, et c’est seulement au bout de 6km, alors que je me sens très faible, que j’arrive à ma fixer à 4’40’’.
J’ai eu un gros coup de mou mais finalement mes forces reviennent. A l’aéroport, au 8ème km environ, je croise Tybo (qui doit avoir 4km d’avance sur moi) et qui claudique. Je lui dis que j’ai failli m’écrouler mais que ça va mieux.
Je fais le retour de la boucle sur le même rythme (4’40’’) mais je me rends rapidement compte que je suis mort. Je me sens sans force et déshydraté. Mon départ canon m’a tué. Au bout de la boucle de 16km, je croise Tybo (qui a 1 ou 2km d’avance) et lui annonce que je vais abandonner. Il me gueule de ne pas le faire mais je le fais tout de même. A ce moment, j’ai l’impression de n’avoir plus aucune énergie. Bizarrement, je n’essaye même pas de courir moins vite ou de marcher, non, je passe directement d’un rythme de 4’40’’/km à l’abandon.
Je vais voir un membre de l’organisation qui m’emmène à l’infirmerie. Je m’allonge et parle avec le médecin. Il fait frais, je bois 4 ou 5 verres, je mange une orange. Je suis dégoûté mais je suis bien. Au bout de 15mn, une bénévole me demande si je vais repartir ou non. Hein, je peux repartir ?! C’est vrai que ça me fait chier de n’avoir ni médaille ni tee-shirt. Ok ! Le médecin me le déconseille mais me laisse repartir. Je repars.
Je repars, mais en marchant. Je fais environ 9km en marchant. J’ai le temps d’observer… Ma perception de l’évènement est complètement différente. Je vois des choses que je ne vois jamais d’habitude.
Jérôme me rattrape et marche 1km. On se raconte nos malheurs. Puis il repart.
Finalement, au 26 ou 27ème km, je commence à en avoir vraiment marre de marcher. Je tente de courir et ça se passe bien. Je cours sur un rythme de 4’40’’ (ce que j’aurais dû faire depuis le début si je n’avais pas été con) et rattrape rapidement Jérôme qui alterne course et marche.
Ma course étant morte depuis longtemps, je décide de rester avec lui pour finir ensemble. Nous alternerons ensuite marche et course à pied selon la forme de Jérôme. On papote (enfin, surtout moi). On croise Tybo qui boite et qui a quelques km d’avance.
La ligne d’arrivée est enfin là, c’est fini !!

Chrono officiel : 4h47’02’’. Moi qui visait 3h20 (après 3h22 à Nice). No comment !
Je suis malgré tout 720ème (alors qu’il me semblait être plutôt 2300ème).

Chrono officiel total : 12h18’76’’. No comment.
720ème. [je me rends compte que les classements vélo et course à pied que j’ai indiqué comprennent les sports précédents, si vous trouvez mon classement vélo et course à pied, je suis preneur]

Conclusion

Très bonne natation.
Bon vélo.
Course à pied horrible après un départ de jeune chien fou présomptueux.
Si j’étais parti calmement en course à pied, je pense que je pouvais faire 11h-11h05 au total. Mais avec des si…

J’en tire deux leçons :
Il va falloir que je me calme en début de en course à pied.
Il faut que je sois plus fort mentalement. Ce n’est pas normal que j’abandonne brutalement comme ça. Il y a des gars beaucoup plus entamés que moi qui continuent malgré tout. J’aurais dû baisser mon rythme, quitte à marcher 1 ou 2km, et au final je n’aurais perdu que 5 ou 10min. En me fixant bêtement 3h20 comme objectif, je me suis mis la pression et mon orgueil m’a fait passer directement du stade « je vais cartonner » au stade « j’abandonne ».

En tout cas, super vacances dans une île magnifique avec une très bonne ambiance entre copains.
Merci à tous (copains de galère et supporters sur place ou en ligne) !

PS
Je veux faire Klagenfurt ou Nice dans 1 mois pour me rattraper (en payant cher, on peut encore trouver un dossard) mais pas ma femme ne veut pas…

Ivry en D3 Duathlon (partie 2)

Durant ce Samedi 5 Avril quelques duathlètes ivryens sont partis prendre un coup d’air frais en Vendée, notamment pour les demi-finales D3 de la zone B.

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La barre était placée très haute, on s’attendait à un très bon niveau ; et il était bien là. Nos duathlètes ont donné tout leur possible afin de tenter de décrocher une place pour la finale aux Fourmies (59).

Cependant, le circuit, le temps et l’organisation de la course étaient contre eux. En effet, le circuit était très technique, la météo plus que médiocre et, en ce qui concerne la course, le manque d’organisation et un défaut de signalisation ont contrait certains duathlètes à poursuivre un tour supplémentaire de vélo.

"C’était un Duathlon d’orientation" disaient certains duathlètes.

Malgré tout, Thibaut, par sa grande forme et son nouveau vélo est arrivé 30ème, suivi d’Yvan 60ème, Jérôme.M 64ème et Maël 72ème.

Pour ce qui est de Jérôme.A, suite à une chute, il a été contraint à l’abandon.

Le résultat est tout de même convenable, 15ème sur 20 pour une première participation au grand prix D3. Cette honorable première performance, malgré des conditions défavorables, laisse tout de même penser à un probable meilleur résultat l’année prochaine. A suivre...

Ivry en D3 Duathlon (partie 1)

l’US Ivry en D3 !

Le 2 Mars 2014 se sont déroulés les sélectifs de Duathlon D3 à Meaux.
Les duathlètes de l’US Ivry ont su se frayer un chemin parmi les autres duathlètes franciliens et ont trouvé de justesse la porte menant aux 1/2 finales de D3 qui se dérouleront, cette saison, aux Herbiers (85) le 5 Avril 2014 à 17h !

Encore bravo à tous les membres de la section qui ont participé au Duathlon de Meaux, tant chez les féminins que les masculins !

Quant aux 1/2 finales, on croit au miracle des meilleurs duathlètes Ivryens du monde !!!

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